• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Des dizaines d'entreprises menacées par l'éventuelle disparition de la SNCM

Archives - Le Pascal Paoli, l'un des ferries de la compagnie maritime SNCM, amarré dans le port de Bastia (Haute-Corse) / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Archives - Le Pascal Paoli, l'un des ferries de la compagnie maritime SNCM, amarré dans le port de Bastia (Haute-Corse) / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

En se fournissant dans l'île, la SNCM injecte 22 millions d'euros chaque année dans l'économique de la Corse. Les difficultés de trésorerie qui pèsent sur l'avenir de la compagnie, inquiètent d'autant les dizaines d'entreprises, fournisseurs et sous-traitants qui fournissent la SNCM.

Par Grégoire Bézie

Selon ses propres chiffres, la SNCM a dépensé en Corse 22 millions d’euros répartis chez 168 fournisseurs de tous secteurs, de l’agro-alimentaire à la manutention.

En moyenne cela fait 120.000 euros par entreprise, mais dans le détail, seul une trentaine de fournisseurs bénéficient d’un chiffre d’affaire à six zéros.

La Blanchisserie Industrielle de Haute-Corse (BIC) fait partie de ceux-ci. L’entreprise travaille avec la compagnie maritime depuis 1989. Elle réalise 15% de son chiffre d’affaire en honorant les commandes de la SNCM.

Et pour se faire, quarante salariés y sont employés, jusqu’à cent en haute-saison. En plein mois d’août, ce ne sont pas moins de 100 tonnes de linge qui sont lavés et repassés au profit de la compagnie maritime.

Certains fournisseurs ont d'ailleurs tout misé sur leur partenariat avec la SNCM, qui représente jusqu'à 42% de leur chiffre d'affaire.
DMCloud:136949
Ces entreprises qui vivent grâce à la SNCM
Antoine Cardi, directeur d'une société de produits frais; Charles Zuccarelli, gérant d'une société de plats cuisinés

"On est sur 300 emplois en basse saison et sur 450 à 500 emplois en haute-saison (...) Si la SNCM coule, la Corse va connaître une crise économique assez importante" indique le gérant d'une société de plats cuisinés. 

Eau minérale, fromage, vin, charcuterie, tous les produits des fournisseurs corses atterrissent dans les locaux de la SARA, la filiale de ravitaillement de la SNCM.

La centrale d’achat a pour consigne de se fournir largement en produits insulaires, même lorsque ceux-ci sont plus chers de 5 à 10% que sur le continent, confie la direction de la compagnie.

Sur le même sujet

Ajaccio : le succès des glaces artisanales et locales

Les + Lus