SNCM: le comité de pilotage s'est tenu ce jeudi matin au ministère des Transports

L'actionnariat actuel de la SNCM / © FTViastella
L'actionnariat actuel de la SNCM / © FTViastella

Le comité de pilotage mis en place par le ministère des Transports s'est terminé  mercredi en fin de mâtinée à Paris. A Marseille, les syndicats réclament des engagements écrits du gouvernement.

Par Jean Crozier

Le comité de pilotage mis en place par le ministère des Transports pour examiner la trésorerie de la compagnie et le contentieux européen, en présence des PDG de Veolia Transdev et de Veolia Environneme s'est terminé en fin de mâtinée. 

Ce comité était présenté comme décisif pour l'avenir de la SNCM.

Un communiqué devrait être publié prochainement.


Sans Transdev vendredi

Cette réunion au ministère des Transports intervient la veille d'un comité de surveillance de la compagnie  qui se déroulera vendredi 20 décembre à Marseille.

Veolia Transdev ne fera pas le déplacement de Marseille.

Quelle signification donner à l'absence de l'actionaire privé de la SNCM à une réunion de la ...SNCM ?

Un calendrier décidément   chargé puisque l'Assemblée de Corse examine le 20 décembre les nouvelles OSP (obligations de service public) pour les lignes entre la Corse et les ports de Nice, Toulon et ...Marseille.



Pour les syndicats, le respect des "engagements", pas un "cadeau"

Les syndicats de la SNCM, dont les représentants ont été reçus jeudi matin par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, ont estimé que les 13 millions de trésorerie accordés mercredi par Transdev n'étaient pas un "cadeau", mais le simple respect des engagements financiers.

"Ils nous font passer ces 13 millions comme un cadeau, alors que c'est tout simplement le dû. (...) Ces 13 millions étaient prévus en conseil de surveillance. Ils nefont que respecter les engagements financiers pris", a expliqué à la sortie de la rencontre Roland Jaubert, représentant CFDT.

"Les gens qui voulaient accorder un triste sort à la SNCM juste avant Noël sont battus une fois de plus", a estimé le délégué CFE-CGC Maurice Perrin.

Outre cette avance de trésorerie, qui permettra à la compagnie de fonctionner jusqu'à fin janvier, les syndicats veulent désormais que le plan de sauvegarde de la compagnie, voté en conseil de surveillance au printemps, soit appliqué, et que soit écarté le dépôt de bilan.

"On demande aujourd'hui que l'actionnaire réalise tout ce qu'il s'était engagé à réaliser lors du conseil de surveillance, des engagements officiels que maintenant il renie", a déclaré M. Jaubert.

"Dans leur dû, il y a également des investissements: quatre navires, deux en 2016, deux en 2018, qui ont aussi été prévus et validés en conseil de surveillance mais qui ne sont toujours pas à l'ordre du jour, bien au contraire", a-t-il poursuivi, demandant que l'Etat joue son rôle d'"arbitre".

Maintenant, "on ne se contentera pas de paroles, on veut des engagements écrits" du gouvernement, du PDG de Veolia, Antoine Frérot, et de celui de Transdev, Jean-Marc Janaillac, "voire de Jean-Pierre Jouyet", directeur général de la Caisse des dépôts, a renchéri M. Perrin.

"Nous voulons que ces gens écrivent que, définitivement, les solutions de "discontinuité" (dépôt de bilan, ndlr) sont abandonnées", a-t-il poursuivi.

Pierre Maupoint de Vandeul, délégué CFE-CGC officier, a pour sa part demandé "un engagement fort (...) de l'Etat, qu'il prenne à sa charge le traitement des contentieux" européens, une des clefs du dossier.

La France a été condamnée par la Commission européenne à réclamer à la SNCM deux fois 220 millions d'aides jugées illégales.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus