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SNCM: réunion des exécutifs PACA et Corse au ministère des Transports

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier lors de la grève à la SNCM le 8 janvier 2014 / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier lors de la grève à la SNCM le 8 janvier 2014 / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Plusieurs responsables politiques des Régions Corse et PACA (Provence Alpe Côte d’Azur) sont attendus mercredi 22 janvier autour du ministre des Transports Frédéric Cuvillier, pour la préparation d'une table ronde sur la SNCM, a-t-on appris samedi 18 janvier. 

Par Alain Verdi, édité par G.Bézie

Parmi les responsables politiques attendus, figurent Paul Giacobbi, président du Conseil exécutif de Corse, Michel Vauzelle, président du Conseil régional de PACA, Jean-Noël Guerini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, et Eugène Caselli, président de Marseille Provence Métropole.

Cette réunion était prévue depuis la fin du conflit social qui a touché la SNCM et la CMN, durant huit jours début Janvier. A l’issue de la réunion qui s’est tenue au ministère des transports le 08 janvier, les syndicats (CGT, CFDT, FO, SAM, CGC) avaient voté la reprise du travail le lendemain.

Toujours le 08 janvier, Frédéric Cuvillier avait annoncé la tenue de "tables rondes" pour aborder les différents points du dossier. La réunion annoncée pour le 22 janvier semble être une préparation à ces "tables rondes". 

Le président de l’Assemblée de Corse n’a pas été invité au ministère des Transports. Dominique Bucchini avait co-signé une lettre avec sept autre élus communiste de Corse et de PACA, adressée au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault  début Janvier. 

Un contexte qui se retend

Cette réunion préparatoire aux futures tables rondes se déroule dans un contexte qui s’est retendu.  Après le soulagement des personnels, à la suite des annonces du 08 janvier, une mauvaise nouvelle est venue tempérer l’optimisme affiché.

Le 15 janvier, l’avocat général de la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) a proposé de rejeter les recours introduits par l’État français et de la SNCM contre la décision du tribunal de l’Union Européenne prononcée en septembre 2012. 

Il ne s’agit que des conclusions de l’avocat général. La CJUE devrait se prononcer, selon nos informations, dans les deux mois.

Des élus aux intérêts divergents

Que peut-on attendre d’une rencontre entre les élus de PACA et le président Paul Giacobbi ? Après des années de silence, les élus PACA on multiplié les appels au gouvernement ces derniers mois.

De leur coté, les membres de l’Exécutif de Corse, en charge du dossier ont fait preuve d’une attitude beaucoup plus hostile envers la SNCM. A l’exemple du président de l’Office des Transports de la Corse (OTC). 

Paul-Marie Bartoli a menacé les directions des deux compagnies (CMN et SNCM) dans un courrier du 08 Janvier, le jour même où Frédéric Cuvillier annonce la réunion qui va déboucher sur l’arrêt de la grève.

De son coté, le président du Conseil exécutif Paul Giacobbi se montrait également intransigeant au lendemain de la reprise du travail.

Cette réunion du 22 Janvier pourrait mettre en évidence les intérêts divergents des deux Régions. En Corse, une partie du personnel politique et des socio-professionnels semblent croire que la disparition de la SNCM pourrait débloquer une sorte de "manne" pour l’île.

Comment le gouvernement peut-il arbitrer entre les attentes des deux Régions ? Les annonces du 08 janvier sont-elles le début d’un processus de relance de la SNCM ou bien un calcul pour calmer le jeu jusqu’aux élections municipales que la majorité espèrent favorables, à Marseille ?

La rencontre de mercredi devrait nous éclairer, peut être.

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