• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Nice-Matin: “accord possible avec des investisseurs” d'ici la fin février

Devant le siège du groupe Nice-Matin, le 1 er novembre 2013 / © VALERY HACHE / AFP
Devant le siège du groupe Nice-Matin, le 1 er novembre 2013 / © VALERY HACHE / AFP

La direction du groupe Nice-Matin a annoncé le 28 janvier au personnel qu'une "entrée au capital de nouveaux investisseurs est désormais possible" d'ici fin février à condition de conclure un plan social avec les organisations syndicales.

Par Jean Crozier avec AFP

"Je tiens à reprendre rapidement les discussions avec les organisations syndicales sur le plan de réorganisation de Nice-Matin afin de permettre l'arrivée de ces nouveaux actionnaires d'ici fin février", indique dans un communiqué, le 28 janvier, le pdg, Dominique Bernard.

"L'accord avec les organisations syndicales devra être conclu dès les premiers jours de février", précise-t-il.

Selon lui, les discussions engagées depuis l'automne avec des investisseurs "ont évolué positivement".


Une piste sérieuse pour les syndicats

"Une entrée au capital de nouveaux actionnaires est désormais possible, sous réserve de la levée d'un certain nombre de conditions suspensives, dont un accord sur le plan de réorganisation et ses mesures sociales d'accompagnement (PSE) puis un accord sur l'étalement de certaines dettes sociales et fiscales", ajoute la direction.

L'intersyndicale - qui évoque un plan social permettant de faire 14,9 millions d'euros d'économies sans licenciements - a annoncé le 28 janvier  qu'elle reprendra "dès jeudi"  (30 janvier) les négociations avec la direction.

"Le groupe Nice-Matin ne sera pas mis en redressement judiciaire, nos salaires seront payés normalement avant la fin du mois", s'est réjouie l'intersyndicale dans un communiqué.

"La piste est jugée suffisamment sérieuse pour que, sous le contrôle de l'administrateur judiciaire, un délai supplémentaire soit accordé à l'entreprise afin de permettre à ces négociations de la dernière chance d'aboutir", notent les syndicats.

"L'intersyndicale est prête à rencontrer au plus vite ce repreneur potentiel qui, si l'affaire se faisait, deviendrait majoritaire dans l'entreprise", poursuivent-ils, en évoquant un investisseur "qui ne viendrait pas de l'univers de la presse".


150 départs ou des baisses de salaires pendant deux ans

Une assemblée générale du personnel, initialement prévue le 29 janvier, a été reportée.

Il y a une dizaine de jours, le directeur des ressources humaines, Gérard Cussac avait rappelé que pour boucler le plan social, il fallait trouver 150 départs "avant le 31 mars 2015", impliquant 30 licenciements ou des baisses de salaires pendant deux ans.

L'intersyndicale refuse tout licenciement contraint en préconisant notamment un plus grand étalement dans le temps des départs.

Le groupe, qui emploie un millier de salariés, a terminé l'année 2013 avec une perte d'exploitation de 6 millions d'euros.

Nice-Matin, le groupe

Le groupe Nice-Matin, qui publie notamment les quotidiens Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et Monaco-Matin, est la propriété du groupe
Hersant Médias.
Corse-Matin est paritairement contrôlé par le groupe  Nice-Matin (50%) et le groupe  La Provence (50%), contrôlé par Bernard Tapie depuis le début janvier 2014.

Sur le même sujet

Sartène : des lycéens lancent leur lessive écologique

Les + Lus