Mobilisation des intermittents du spectacle

La deuxième "Marche pour la culture" a rassemblé plusieurs milliers de professionnels mercredi 12 mars à Paris et en province contre les coupes budgétaires et les menaces pesant sur le régime des intermittents du spectacle. En Corse, prés de 200 intermittents s'inquètent sur l'avenir de leur statut.

"Marche pour la Culture" à  Strasbourg, le 12 mars 2014
"Marche pour la Culture" à Strasbourg, le 12 mars 2014 © AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG
Ces professionnels de la culture s'inquiètent des menaces de coupes budgétaires et des conséquences sur leur régime spécial d'indemnisation chômage.
En Corse, ils sont environ 200 sous ce statut précaire.
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200 intermittents du spectacle en Corse

 

Pas qu'à Paris
En régions, la CGT comptabilisait le 12 mars  600 manifestants à Marseille, 750 à Lille, 150 à Perpignan et 120 à Bordeaux, parmi les 22 villes où des rassemblements étaient annoncés.

A Toulouse, 200 artistes et professionnels du spectacle ont symboliquement accompagné en cortège le cercueil du ministère de la Culture au son d'une marche funèbre.

A Rennes, quelque 500 personnes selon la police et les organisateurs ont défilé dans le calme derrière des banderoles proclamant "on veut vivre de nos métiers" ou encore "no culture, no future".

La deuxième Marche pour la culture, après une première mobilisation le 10 février dernier, est une initiative unitaire des salariés du spectacle et des employeurs des secteurs de la musique, de l'opéra, des orchestres et de l'art contemporain.

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, présent mercredi Place du Châtelet, a appelé à une forte mobilisation le 18 mars (contre le Pacte de responsabilité) et le 20 mars, dernier jour de négociation de la convention Unedic.

"Il faut que le rapport de force fasse que le Medef en rabaisse dans ces négociations" a-t-il dit, tout en rappelant que d'autres sujets que les intermittents
sont sur la table.

Les métiers par essence précaires du spectacle sont régis par deux annexes au régime général du chômage.

Le Medef a jeté un pavé dans la mare en début de négociation en proposant leur suppression, à charge pour l'État de financer le surcoût lié à la précarité du secteur, estimé à 320 millions d'euros sur un déficit total de l'Unedic de 4 milliards d'euros en 2013.

Le patronat semble avoir depuis opéré un retrait par rapport à cette position radicale. Il a demandé le report de l'ultime séance de négociation au 20 mars prochain.

Des manifestations sont programmées par les intermittents et la CGT à cette date, notamment à Paris en direction du siège du Medef.
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