Une algue pour reconstituer les milieux aquatiques abimés par les constructions

"Cystoseira amentacea", une algue qui pourrait reconstituer les milieux aquatiques abimés par les constructions / © France 3 Provence
"Cystoseira amentacea", une algue qui pourrait reconstituer les milieux aquatiques abimés par les constructions / © France 3 Provence

L’initiative pourrait intéresser la Corse à l’heure des projets de nouveaux ports… Pour lutter contre la dégradation environnementale dans les zones portuaires, une équipe scientifique a transplanté à Marseille une algue destinée à restaurer les milieux détériorés en Méditerranée.

Par Grégoire Bézie avec AFP

La zone portuaire de Marseille a été choisie pour conduire l'expérience, à l'initiative de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse et du Pôle Mer Paca.

Quatre sites ont été sélectionnés. Sur chacun, 300 algues "Cystoseira amentacea" ont été implantées, en mars et avril, à l'extérieur des digues du port de Marseille. Les plants sont disposés sur des blocs de transplantation en béton protégés par des grillages.

Ils font l'objet d'une surveillance étroite de scientifiques qui en vérifient quotidiennement la croissance.

Deuxième étape importante pour les scientifiques : si d'ici à 2015, les algues se sont disséminées sur les digues, l'expérimentation aura réussi et pourra être développée dans les autres ports du pourtour méditerranéen.

Une algue pour reconstituer les milieux aquatiques
Jonathan Grodin, ingénieur de projet à la SAFEGE; Thierry Thibaut, membre de l'Institut Mediterranéen d'Océanologie

Il s'agit de "rapprocher bétonneurs et écologistes", explique Fabrice Javel, chef de projet environnement de la Safege, société d'ingénierie qui a mis au point ce projet de transplantation des algues, baptisé Cystore.

"Si elles essaiment, elles créeront un abri et des ressources de nourriture qui permettront à de nombreuses espèces, faune et flore, de se développer".

Le projet Cystore s'inscrit dans le programme Girel (gestion des infrastructures pour la restauration écologique du littoral), destiné à développer des recherches écologiques innovantes sur les sites portuaires de Marseille-Fos. Le budget global de Girel s'élève à 5 millions d'euros sur 5 ans (2011-2016).

Sur le même sujet

Les + Lus