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Cet été en Corse, méfiez-vous du moustique tigre

ILLUSTRATION- Le moustique tigre (Aedes albopictus) est reconnaissable à ses rayures nettes noires et blanches sur le corps et sur les pattes. / © EID MEDITERRANEE /AFP
ILLUSTRATION- Le moustique tigre (Aedes albopictus) est reconnaissable à ses rayures nettes noires et blanches sur le corps et sur les pattes. / © EID MEDITERRANEE /AFP

Le moustique tigre (Aedes albopictus) est une espèce invasive de moustique particulièrement nuisante installée en France depuis 2004. Dans certains cas, il peut être vecteur de maladies comme la dengue et le chikungunya. 121 cas "suspects" ont été signalés depuis mai 2014. 

Par Grégoire Bézie avec AFP

Le moustique tigre, reconnaissable à ses rayures noires et blanches, est désormais "implantée" dans dix-huit départements du sud de la France.

Insecte "agressif" pour l'homme, ayant colonisé progressivement l'Europe méridionale, le moustique tigre figure parmi les risques sanitaires car c'est le principal "vecteur" (ou transmetteur) de deux maladies virales, la dengue et le chikungunya, explique le médecin spécialiste de l'Invs (Institut de veille sanitaire ), Harold Noel.

Ces deux maladies proches, caractérisées par de fortes fièvres, des douleurs articulaires et qui peuvent être fatales pour les personnes faibles, touchent surtout les zones tropicales où ces moustiques pullulent. Mais pas seulement. La forte implantation du moustique tigre en Italie a conduit à une mini-épidémie de chikungunya en 2006/2007 avec 300 cas dans le nord-est de ce pays, rappelle le Dr Noel.

 

La lutte contre le moustique tigre en Corse
Romain Suzzoni, agent de démoustication; François Cesari, chef unité démoustication département de Haute-Corse; Guillaume Heuzé, ingénieur du génie sanitaire ARS


121 cas "suspects" depuis mai 2014

En France, 121 cas "suspects" de dengue ou chikungunya ont été rapportés depuis mai dans les dix-huit départements infectés par le moustique tigre, selon cet épidémiologiste.

Les tests au laboratoire ont pu confirmer qu'environ la moitié de ces cas étaient effectivement dus au virus du chikungunya (47 cas) ou de la dengue (15 cas).

Il s'agissait essentiellement de cas "importés" de voyageurs et non pas de cas "autochtones", à savoir véhiculés par des moustiques tigres vivant localement, explique l'épidémiologiste. "Il s'agissait dans 95% de personnes qui revenaient des Antilles", précise le Dr Noel.


"L'épidémie est encore devant nous"​

L'épidémie sévit actuellement en Martinique et en Guadeloupe. Le virus du chikungunya a touché 8% de la population en Martinique, (31.720 cas, selon un décompte fait entre début décembre et le 1er juin) et 7% en Guadeloupe (28.320 cas).

Directeur scientifique à l'Invs, Jean-Claude Desenclos s'attend à ce que le nombre des malades progressent encore. "L'épidémie est encore devant nous", dit-il.

Moustiquaires, répulsifs et diffuseurs 

Compte tenu "des échanges incessants entre Antilles et métropole", les risques d'introduction en France et de dissémination de ces maladies seront accrus durant l'été, période où les moustiques tigres sont les plus actifs, prévient-il.

Pour éviter la propagation des contaminations, les personnes infectées doivent impérativement éviter de se faire piquer par un moustique tigre qui pourrait infecter à son tour une autre personne. Elles doivent adopter moustiquaires, répulsifs et diffuseurs, selon le Dr Noel.

Pour vous protéger, deux dossiers : test solutions efficaces anti moustiques tigres et comment se protéger du moustique tigre.

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