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SNCM : méfiance des syndicats avant une rencontre avec Frédéric Cuvillier

ILLUSTRATION - Les syndicats de la SNCM attendent des réponses du secrétaire d'État aux Transports Frédéric Cuvillier / © THOMAS SAMSON / AFP
ILLUSTRATION - Les syndicats de la SNCM attendent des réponses du secrétaire d'État aux Transports Frédéric Cuvillier / © THOMAS SAMSON / AFP

Partagés entre espoir et scepticisme, les syndicats grévistes de la SNCM attendent que "la vérité soit dite", alors qu'une réunion en visio-conférence avec le secrétaire d'État aux Transports Frédéric Cuvillier est prévue lundi 30 juin en fin d'après-midi, a-t-on appris de source syndicale.

Par Grégoire Bézie

Évoquant une invitation en préfecture à Marseille lundi, les salariés de la SNCM avaient souhaité que le secrétaire d'État aux Transports Frédéric Cuvillier se rende dans la cité phocéenne, pour évoquer l’avenir de la compagnie maritime en difficulté.

Mais ce sera finalement par visio-conférence que le secrétaire d'État aux Transports participera à cette réunion, prévue à 17h30.

"On attend que la vérité soit dite"​

"Il aura fallu attendre 7 jours de grève pour que l'Etat réponde" a dénoncé Frédéric Alpozzo, secrétaire général du syndicat des marins CGT. "Le fait que cela se passe par visio-conférence montre que Cuvillier ne dispose pas des réponses nécessaires".

Il s'agit d'une "perte de temps organisée par le ministre" a indiqué Maurice Perrin, le représentant des actionnaires salariés CFE CGC. "On attend que la vérité soit dite, c'est une façon honteuse d'agir des représentants de l'Etat qui se sont abstenus lors des votes".

"La grève actuelle constitue un combat d'arrière garde (…). Il y a nécessité de débattre d'un après SNCM y compris avec la région PACA" a pour sa part indiqué Alain Mosconi, secrétaire général de la branche transports du STC.

Le Syndicat des travailleurs corses, qui ne participe pas à la grève, réclame depuis toujours la création d'une compagnie régionale. "Il n’y a rien à attendre de l’Etat", a précisé Alain Mosconi. "Si l'Etat payait le renouvellement de la flotte d'une structure privée, cela créerait une concurrence déloyale par rapport aux autre compagnies".

Un "revirement" du gouvernement

Pour Patrick Panzani du SAMM corse (syndicat autonome de la marine marchande), "c'est le pavillon français de premier registre que l'on veut détruire au delà de la SNCM".

"On doit faire en sorte que l'on emploie des marins français c'est une chose incontournable" a-t-il précisé, dénonçant la "complicité" entre la collectivité territoriale de Corse (CTC), accusée de s'organiser avec la compagnie italienne Corsica Ferries pour assurer les traversées.

Les syndicats grévistes dénoncent "un revirement" du gouvernement, rappelant que l'Etat et Transdev, l’actionnaire principal de la SNCM, s'étaient défaussés en s'abstenant de confirmer la lettre d'intention de commande de quatre bateaux au chantier STX de Saint-Nazaire, le 27 juin.

Cette commande faisait partie d'un plan de relance, incluant un pacte social qui a été enclenché avec 500 suppressions de postes (sur 2.600).

Une décision justifiée par l'état des finances de la compagnie et la sanction de l'Union européenne, qui demande à la SNCM de rembourser 440 millions d'euros d'aides publiques jugées illégales.



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