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SNCM: les élus marseillais proposent une porte de sortie

La porte de sortie proposée par les élus marseillais satisfera-t-elle les syndicats? / © FTVIASTELLA
La porte de sortie proposée par les élus marseillais satisfera-t-elle les syndicats? / © FTVIASTELLA

En échange de la fin de la grève, les élus  marseillais proposent de mettre en place un moratoire de quatre mois qui empêcherait la société de se retrouver rapidement en redressement judiciaire. La solution a déjà reçu le soutien de Transdev. La réponse des syndicats est attendue pour demain.

Par Rémi Clément

Les élus marseillais ont peut être trouvé une porte de sortie au conflit social qui agite la SNCM. Selon une information du site internet du Marin, Les élus proposent un moratoire qui placerait, pendant quatre mois, la compagnie à l’abri de toute procédure devant le tribunal de Commerce.

Cette solution, imaginée par la majorité municipale (UMP) de la ville de Marseille, aurait d’ores et déjà reçu le soutien de l’actionnaire majoritaire de la SNCM, Transdev. Un communiqué devrait être publié peu avant la réunion de négociation, prévue cet après-midi à 14h.

Réponse des syndicats demain


Le but d’un moratoire serait d’empêcher la société de se retrouver rapidement en redressement judiciaire et risquer un démantèlement.

Cela suffira-t-il pour faire cesser la grève ? Les syndicats devraient rendre leur décision, demain matin.

Voir le communiqué de presse des élus:



Voir la vidéo:

Négociations à la SNCM

 

A Marseille aussi, les acteurs économiques s’exaspèrent

Les socioprofessionnels corses ne sont pas les seuls inquiets du mouvement de grève qui touche la SNCM. A Marseille, les commerçants et les professionnels du tourisme s’alarment "des conséquences graves et durables", que pourraient faire peser le conflit social sur leur activité.

"Les entraves et les blocages […] affectent les entreprises qui vivent directement ou indirectement de la desserte de la Corse et/ou du formidable développement de la croisière, dont les navires sont aujourd’hui déroutés vers des ports concurrents", note la chambre de commerce et d’industrie de Marseille, le terminal de croisière, l'Union maritime et fluviale Marseille et le syndicat patronal UPE 13.

"La réduction de l'offre de départs et les déroutements rendus nécessaires par la paralysie des trafics corses à Marseille menacent gravement le maintien de cette activité dans nos bassins", poursuivent ces organisations.

Et de noter que "depuis le début de la grève SNCM, on évalue à 30.000 passagers la perte pour le port de Marseille. Une prolongation de cette paralysie serait donc catastrophique pour le Grand port maritime de Marseille (GPMM)".

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