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Chikungunya: opérations de démoustication à Bastia et Sisco

Dans le pulvérisateur, un produit anti-moustique. / © FTVIASTELLA
Dans le pulvérisateur, un produit anti-moustique. / © FTVIASTELLA

Rien n'est avéré mais les autorités n'ont voulu prendre aucun risque. Au lendemain de la détection d'un cas probable de chikungunya chez une voyageuse de retour de Guadeloupe, de vastes opérations de démoustication ont pris place à Bastia et Sisco, lieux de résidence de la malade.

Par Rémi Clément

Pas de psychose mais "surtout, surtout rassurer la population." Au lendemain de la détection d’un cas probable –mais non avéré- de chikungunya par les autorités sanitaires de la Corse, vendredi 25 juillet, des opérations de démoustication ont été menées à Bastia et à Sisco, lieux de résidence de la malade de retour d’un voyage en Guadeloupe.

Très tôt vendredi matin, deux véhicules ont sillonné la place du marché à Bastia pulvérisant du produit anti-moustique en l’air pour éradiquer le moustique tigre, vecteur de contagion du chikungunya. Une mesure avant tout préventive –les résultats d’analyse menés sur la voyageuse malade ne seront pas connus avant sept jours- mais rendue nécessaire par des conditions météorologiques favorables à la reproduction des moustiques.

"Les autorités n'ont pas voulu prendre de risques"


"Les autorités compétentes n’ont pas voulu prendre de risques. Nous sommes dans une période estivale assez chaude et orageuse. Et les orages permettent des mises en eau des gîtes affectionnés par ce genre de moustiques", explique François Cesari, coordinateur de la lutte anti-vectorielle pour le Conseil Général de Haute-Corse.

A Sisco (Cap Corse), le maire s’est rendu à la rencontre des habitants, restés calfeutrés chez eux le temps des opérations de démoustication. Il tient volontiers un discours rassurant à ses administrés. "Il faut que la population participe au travail que nous faisons et qu’elle soit rassurée."

Et si le cas de chikungunya n’était pas avéré ? Cela ne changerait pas grand-chose aux opérations explique l’autorité régionale de santé (ARS). Le but reste de mettre en place "un dispositif d’alerte, de signalement très précoce avant même que les résultats biologiques de confirmation soient disponible, de façon à pouvoir enrayer aussitôt que possible le cycle éventuel de transmission de la maladie." Qu’elle existe ou non.

Reportage de Lucie Bouzigues et Michaël Martin:
Demoustication

 

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