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L'Association pour le droit de mourir dans la dignité réclame une nouvelle loi sur la fin de vie

Ce 11 octobre est la journée mondiale des soins palliatifs. Sensibiliser sur les pratiques médicales qui visent à préserver la meilleure qualité de vie jusqu’à la mort est l'un des enjeux majeurs qui ont été présentés vendredi par l'association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD).

L'Association pour le droit de mourir dans la dignité réclame une nouvelle loi sur la fin de vie
L'Association pour le droit de mourir dans la dignité réclame une nouvelle loi sur la fin de vie © FTVIASTELLA
La Journée Mondiale des Soins Palliatifs est un jour d'action pour célébrer et soutenir l’accompagnement et les soins palliatifs à travers le monde. Cette année le thème se centre sur la couverture universelle des soins palliatifs.

Depuis trente-quatre ans, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité milite pour que chacun puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. L’ADMD entend obtenir qu’une loi, visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs, soit votée par le Parlement. 

Pour l'heure, seule la loi Leonetti du 22 avril 2005, régie la fin de vie. Le texte a pour objet d'éviter les pratiques d'euthanasie et d'empêcher l'acharnement thérapeutique. Il permet ainsi au patient de demander l'arrêt d'un traitement médical trop lourd.

Cette volonté doit cependant être clairement exprimé par le patient ou sa famille et faire surtout l'objet d'un avis médical collégial, condition essentielle pour préserver la dignité du patient, selon l'esprit de la loi.

Ce cadre légal est jugé trop flou par l'ADMD. "C'est surtout une loi qui a été faite par des médecins pour des médecins et elle oublie celle ou celui qui est en train de mourir" déplore Jean-Luc Romero président de l'ADMD. "La décision ce n'est pas les gens qui sont autour du lit, ce n'est pas les héritiers, ce n'est pas les soignants qui doivent décider, c'est cette personne là".

En Corse, des objectifs ont été fixés dans le Plan Régional de Santé 2012 géré par l’Agence Régionale de la Santé afin notamment de favoriser l’accès direct aux Lits Identifiés de Soins Palliatifs (LISP). Mais le parcours reste compliqué. Il n'existe qu'une unité de Soins Palliatifs (USP) basée au Centre Hospitalier d’Ajaccio, pour 16 lits en Haute-Corse et 25 en Corse-du-Sud. 

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Réunion publique pour le droit à mourir dans la dignité

 

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