Mobilisation en Corse pour le droit à mourir dans la dignité

A l’occasion de la 7ème journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, les membres de l’ADMD étaient mobilisés à Ajaccio et Bastia dimanche 2 novembre pour réclamer la légalisation de l’euthanasie.

ILLUSTRATION- Lâcher de ballons à l'occasion de la 7è journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité
ILLUSTRATION- Lâcher de ballons à l'occasion de la 7è journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité © PIERRE SALIBA / MAXPPP
Selon une enquête Ifop d’octobre 2014 menée auprès d’un échantillon de 977 personnes, les français approuvent majoritairement l’euthanasie.

Pour 54% (Oui, absolument) et 42% (dans certains cas), la loi française devrait "autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie de ces personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent."

Depuis trente-quatre ans, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) milite pour que chacun puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. L’ADMD entend obtenir qu’une loi, visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs, soit votée par le Parlement.

Pour l'heure, seule la loi Leonetti du 22 avril 2005, régie la fin de vie. Le texte a pour objet d'éviter les pratiques d'euthanasie et d'empêcher l'acharnement thérapeutique. Il permet ainsi au patient de demander l'arrêt d'un traitement médical trop lourd.

Cette volonté doit cependant être clairement exprimé par le patient ou sa famille et faire surtout l'objet d'un avis médical collégial, condition essentielle pour préserver la dignité du patient, selon l'esprit de la loi.

Ce cadre légal est jugé trop flou par l'ADMD. "C'est surtout une loi qui a été faite par des médecins pour des médecins et elle oublie celle ou celui qui est en train de mourir" déplore Jean-Luc Romero président de l'ADMD.

"La décision ce n'est pas les gens qui sont autour du lit, ce n'est pas les héritiers, ce n'est pas les soignants qui doivent décider, c'est cette personne là".
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