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Banditisme corse : procès en appel du racket de boîtes de nuit aixoises

ARCHIVES - Procès en appel à partir de lundi du racket de boîtes de nuit aixoises de 2005 à 2012 / © FTVIASTELLA
ARCHIVES - Procès en appel à partir de lundi du racket de boîtes de nuit aixoises de 2005 à 2012 / © FTVIASTELLA

Plusieurs hommes liés au grand banditisme corse comparaissent à partir de ce lundi devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence pour leur participation au racket de boîtes de nuit aixoises, de 2005 à 2012.

Par France 3 Corse ViaStella avec AFP

L'enquête, baptisée "Calisson", du nom de la friandise spécialité de la cité du roi René, avait été menée par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) sur la base des dénonciations d'un "collecteur" d'argent, Didier Guadagna, dit "Doudou".

Toussaint Acquaviva et Jean-Pierre Anastasio, détenus au moment du procès, ont été condamnés en première instance par le tribunal correctionnel de Marseille à sept ans de prison et 10.000 euros d'amende, avec maintien en détention, ainsi que la confiscation de leurs comptes bancaires et produits financiers.

Didier Guadagna a été condamné à quatre ans de prison ferme. Un mandat d'arrêt avait été délivré contre lui. Douze hommes au total avaient été condamnés.

Craignant pour sa vie, "Doudou" avait révélé aux enquêteurs le système de racket contre une dizaine de boîtes de nuit aixoises mis en place, de 2005 à 2012, par son mentor, Jacques Buttafoghi, impliqué par ailleurs dans l'affaire du cercle de jeux Concorde, et par Ange-Toussaint Federici, surnommé le berger-braqueur de Venzolasca (Haute-Corse), condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans l'affaire de la tuerie du bar des Marronniers en 2006 à Marseille, et emprisonné en 2007. Buttafoghi a été assassiné deux ans plus tard.

Selon l'enquête, Ange Toussaint Federici et ses amis avaient repris à leur compte certains des établissements rackettés auparavant par Francis "le Belge" et ses héritiers, les malfaiteurs allant parfois jusqu'à mettre la main sur l'établissement lui-même.

Federici, dont le nom a été largement cité dans cette affaire, n'avait finalement pas été mis en examen par le juge d'instruction, l'enquête "n'ayant pas permis de démontrer qu'il avait continué à percevoir les fruits du système qu'il avait mis en place et que sa réputation a fait perdurer", selon l'accusation.

Procès en appel du racket de boîtes de nuit aixoises
Compte-rendu Frédéric Danesi, Marie-Laure Begnis

"D'Amico a mis le doigt dans l'engrenage"

Deux autres figures aixoises ont émergé dans la réorganisation de ce racket: Yvan Facini, restaurateur d'origine corse, a été condamné en première instance à cinq ans de prison dont deux avec sursis, et Christophe D'Amico, collaborateur d'agent de footballeurs, dont l'enquête a révélé le rôle central, a été condamné à quatre ans dont deux avec sursis.

Indemne jusqu'alors de toute condamnation, "D'Amico a mis le doigt dans l'engrenage" du racket de boîtes de nuit "et basculé dans la mouvance criminelle", avait noté le représentant du parquet, Damien Martinelli, en première instance.

Le nom de D'Amico est réapparu récemment dans une enquête sur des transferts suspects de joueurs  qui a donné lieu, fin novembre 2014, à un spectaculaire coup de filet avec le placement en garde à vue des dirigeants, d'ex-dirigeants de l'Olympique de Marseille et de plusieurs intermédiaires.

Des peines allant de 18 mois de prison avec sursis à deux ans ferme, assorties d'amende et d'interdiction d'exercer une fonction publique ou l'activité professionnelle ou sociale dans le cadre de laquelle l'infraction a été commise, ont été prononcées en première instance contre les autres protagonistes.

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