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La préfecture de Haute-Corse dément les prétendues fraudes agricoles

La préfecture de Haute-Corse a catégoriquement démenti des informations de presse selon lesquelles des aides européennes agricoles auraient été indûment versées en Corse.
"Depuis ce matin [mardi] circule une information selon laquelle le département de la Haute-Corse serait à l'origine de 70 % du milliard d'euros réclamé par la Commission européenne à la France au titre de paiements jugés indus dans le cadre de la politique agricole commune (PAC)", a déploré la préfecture dans un communiqué.

La presse parisienne avait rapporté que la France devrait rembourser à l'UE un milliard d'euros pour avoir laissé pendant des années ses agriculteurs, surtout en Corse, profiter d'aides indues.

"Cette même information fait allusion à une fraude massive dans les déclarations des agriculteurs" de Haute-Corse, a ajouté la préfecture soulignant que "ces deux informations sont totalement erronées."

"Le montant de 700 millions d'euros évoqué correspondrait en effet au versement des aides aux surfaces agricoles du 1er pilier de la PAC en Haute-Corse pendant presque UN siècle", a ajouté la préfecture.

Elle a précisé que "le poids des aides surfaciques de la Haute-Corse dans le montant qui aurait été indûment versé est inférieur à 5% du total réclamé à la France."

La préfecture a rappelé que "les anomalies retenues pour la Haute-Corse, comme pour le reste du pays, sont des non conformités réglementaires. Le défaut d'apurement n'est assis sur aucune fraude constatée".

Les responsables de l'agriculture en Corse ont également contesté leur mise en cause et la responsabilité imputée à l'île, en particulier à la Haute-Corse, dans les pénalités agricoles dues par la France à l'Europe.

"Au-delà de l'extravagante erreur comptable, les agriculteurs corses sont écoeurés par les commentaires haineux qui ont suivi cette fausse information", a affirmé le président de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Haute-Corse, Joseph Colombani.
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