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Départementales : succès de la gauche en Haute-Corse

En Haute-Corse, la gauche est arrivée en tête, s'assurant de conserver la majorité au conseil départemental lors du premier tour des élections départementales.
ILLUSTRATION - Le conseil départemental de la Haute-Corse
ILLUSTRATION - Le conseil départemental de la Haute-Corse © GERARD BALDOCCHI / MAXPPP
La gauche l'a emporté avec ses alliés dans six des quinze cantons du département et elle est en ballottage favorable dans la majorité des cantons où se déroulera un second tour.

A Bastia, les binômes soutenus par la majorité municipale "nationaliste-gauche-droite" se sont ainsi imposés ou sont arrivés en tête.

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Bastia : succès de la coalition "nationaliste-gauche-droite"

La gauche est en ballottage dans trois autres cantons où, particularité de ce fief du Parti radical de gauche (PRG) qu'est la Haute-Corse, le second tour verra s'affronter des candidats de gauche.

C'est le cas dans le canton du Cap corse où le président sortant du conseil général, François Orlandi (PRG), devance de 66 voix un autre candidat de gauche.

Duel à gauche dans le canton du Cap Corse

Dans le canton de L'Ile Rousse, le binôme de la majorité départementale, Pierre-Marie Mancini et Antoinette Salducci, a remporté l'élection dès le premier tour, avec 54% des suffrages. Ce sont les villages du haut canton qui on fait basculer cette élection, ainsi que l'appui des nationalistes modérés.

Hyacinthe Mattei et Angèle Bastiani ont engrangé 39% des votes. Aujourd'hui, le candidat socialiste ne siège plus que dans l'opposition municipale d'Ile Rousse.

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Victoire de la majorité départementale à L'Ile Rousse

La droite conserve deux cantons.

A neuf mois des élections territoriales, ce résultat conforte la position du président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC), le député PRG de Haute-Corse Paul Giacobbi, dont les proches l'ont notamment emporté lors de duels fratricides et en dépit de difficultés au sein de la majorité territoriale de gauche.

L'île est la seule région de France où les conseillers départementaux ne sont élus que pour deux ans et demi au lieu de six puisque les deux départements doivent être réunis au sein d'une collectivité unique en 2018.

Cette réforme et le nouveau découpage imposé par l'Etat en dépit de vives protestations, à droite comme à gauche, peuvent expliquer le recul de 11% de la participation par rapport aux cantonales de 2011.
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