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“La meilleure façon de respecter les Parisiens c'est de leur marcher dessus”

Coupe de la Ligue - Le "Printant" bastiais entrera-t-il dans l'histoire? / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Coupe de la Ligue - Le "Printant" bastiais entrera-t-il dans l'histoire? / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Le défenseur bastiais Modesto affiche la couleur ! La finale de la Coupe de la Ligue met aux prises samedi au Stade de France le PSG et Bastia, deux clubs aux objectifs bien différents: décrocher un premier trophée depuis 1981 pour les Corses et amorcer un formidable triplé pour les Parisiens.

Par France 3 Corse ViaStella avec AFP

480 millions d'euros de budget, 22 pour Bastia

Le PSG est tenant du titre et recordman des succès en Coupe de la Ligue (quatre), mais samedi il s'agira de bien plus que ça. Paris évolue dans un univers à part et quand les autres rêvent d'un trophée, le club de la capitale en vise trois, voire quatre.

Leader du championnat, qualifiée pour les finales des deux coupes nationales, l'équipe de Laurent Blanc disputera aussi mercredi un quart de finale aller de Ligue des Champions contre Barcelone.

Paris joue énormément, Paris a beaucoup de blessés (David Luiz et Thiago Motta manqueront samedi), mais Paris n'a jamais semblé aussi impressionnant cette saison que depuis quelques semaines. Marseille, battu 3-2 à domicile dimanche, et Saint-Etienne, corrigé 4-1 mercredi, peuvent confirmer.

Comme si ça ne suffisait pas, les Bastiais vont en plus affronter la colère d'Ibrahimovic. Trois buts contre les Verts mercredi, quatre matches de suspension jeudi, les chiffres de la semaine du Suédois sont spectaculaires.

Et lui n'aura pas la tentation de se ménager puisqu'il est également suspendu pour le match contre Barcelone et n'a plus, après la finale de samedi, qu'un match à son planning d'avril: le retour au Camp Nou.


Que peut bien espérer Bastia, avec son palmarès à un seul trophée, la Coupe de France en 1981 ?

D'abord, comme l'a rappelé vendredi l'entraîneur bastiais Ghislain Printant, les Parisiens "ont quand même la pression". "Il faut qu'ils gagnent tout. Il ne faut pas qu'ils se manquent, sinon ça peut être un couac. Et nous on va tout faire pour les gêner", a-t-il dit.

Ensuite, le Sporting se souvient d'avoir passé un mémorable 4-2 aux Parisiens il y a à peine trois mois. Mais c'était à Furiani et Julian Palmieri ne marquera pas un doublé à chaque fois.

La meilleure façon de respecter les Parisiens c'est de leur marcher dessus


"Les budgets, les salaires, les effectifs... Mais on s'en fout de tout ça (...) La meilleure façon de respecter les Parisiens c'est de leur marcher dessus", a proposé cette semaine dans Corse-Matin le défenseur François Modesto. "Et si on gagne, on en parlera encore dans 100 ans!"

"On va jouer notre jeu, on est sur une bonne dynamique. On est régulier dans nos performances techniques. Ca nous permet de dominer l'adversaire. J'espère que ça sera encore le cas en sachant que c'est une équipe vaillante, qui a du cœur et de l'agressivité", a déclaré le technicien parisien.

En face, Ghislain Printant est lui venu avec Brandao.

Le Brésilien n'est plus apparu sur un terrain depuis le mois d'août et son coup de tête sur le Parisien Motta. Il risque de manquer de rythme mais il sait gagner les finales de Coupe de la Ligue. En 2012 et 2013, avec Marseille puis Saint-Etienne, il avait à chaque fois marqué le seul but du match.

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