Banditisme : un homme mis en examen pour des menaces sur le maire de Linguizzetta

Menacé, soumis à de fortes pressions, le maire de Linguizzetta (Haute-Corse), Séverin Medori, a déposé une plainte en janvier 2014, révèle-t-il sur le site LeMonde.fr. Dans cette affaire, un homme connu des services de police a été mis en examen pour des faits "d'actes malveillants".

ARCHIVES - Le maire de Linguizzetta (Haute-Corse), Séverin Medori (2011)
ARCHIVES - Le maire de Linguizzetta (Haute-Corse), Séverin Medori (2011) © FTVIASTELLA
Seize mois après avoir porté plainte, Séverin Medori affirme dans un entretien au site LeMonde.fr qu'il a dû s'y résoudre pour ne pas laisser "la voie libre à des appétits occultes dans le domaine touristique et de la construction".

Derrière les pressions qui pèsent sur moi aujourd’hui se profilent clairement la spéculation foncière et des projets auxquels je m’oppose.


Cet éleveur a vu ses vaches tuées à huit reprises de plusieurs balles dans la tête. Il a été victime de menaces téléphoniques et de visites à son domicile durant plus d'un an.

Maire de Linguizzetta depuis 2008, une commune de bord de mer de la Plaine orientale, Séverin Medori explique son amertume face aux lenteurs de la justice.

On n’est pas pris au sérieux, que ce soit face à la justice pénale ou à l’autorité administrative. Les choses n’avancent pas, et les gens le savent. Cette inaction renforce l’impunité et vous affaiblit.


Après plus d'un an d'enquête, un homme a été mis en examen pour des faits "d'actes malveillants" le 23 mars dernier, révèle LeMonde.fr, et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Il s'agit de Jean-François Servetto.

Bien connu des services de police, il est le seul survivant de la tuerie de Silvareccio, survenue au cœur de l'été 2013 en Haute-Corse. Les trois hommes qui l'accompagnaient, tous fichés au grand banditisme, ont trouvé la mort sur fond de rivalité entre bandes. 

Selon les enquêteurs, Jean-François Servetto aurait notamment menacé Séverin Medori par téléphone depuis la cellule qu'il occupait au centre pénitentiaire de Borgo. Pour ces menaces, il encourt trois ans de prison.

Jean-François Servetto est aussi le conjoint d'une ancienne adjointe à la mairie de Linguizetta, ce qui porte la justice à examiner le mobile du contentieux politique, comme les convoitises sur la commune.

 

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