Ajaccio : des collégiens et lycéens sensibilisés à la non-violence par Jean-François Bernardini

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Écrit par A.A.

Vendredi 20 mai, Jean-François Bernardini, président de la fondation Umani a animé deux conférences sur la non-violence à des destination des scolaires. "Une nécessité et une urgence" pour le chanteur d'I Muvrini.

Ils sont 80 collégiens et lycéens à écouter avec attention Jean-François Bernardini. Ce vendredi, dans la salle de spectacle de l'espace diamant, les adolescents sont sensibilisés à la non-violence.


Le président de la fondation Umani et chanteur du groupe I Muvrini aborde tous les sujets du "monde des crocodiles", celui où la violence est omniprésente. Face aux scolaires, Jean-François Bernardini raconte l'histoire d'une élève de 4e, harcelée par des camarades. Certains messages, qu'elle reçoit alors quotidiennement, l'incitent à se suicider.

"Parce qu'on ne dit rien, on n'entend rien, on ne voit rien, on laisse croire qu'on est d'accord. Mais si nous sommes 28 élèves contre deux harceleurs… Vous verrez que les deux ne tiendront pas longtemps", lance-t-il à son auditoire.

Le chacal et la girafe

Pour éviter le plus possible ce "monde des crocodiles", le président de la fondation Umani prône les préceptes de communication du psychologue américain Marshall Rosenberg. Pour ce dernier, deux langages existent, celui du chacal, agressif, voire insultant, et celui de la girafe, gentil et bienveillant.


Pour illustrer ses propos, Jean-François Bernardini prend l'exemple d'un conflit de voisinage géré par le langage du chacal. Peu à peu, les interactions s'enveniment. "C'est le langage le plus inefficace. C'est celui du début d'un cycle de violences", commente-t-il.

"Aimable ne veut pas dire soumis"

Et le sujet fait particulièrement réagir les adolescents. "Monsieur, moi, je pense que ce n'est pas tout le temps bien d'être une girafe, parce que parfois, on ne se fait pas respecter. Moi, je n'exprime pas ce que je ressens, et quand on m'insulte, je rigole ou je souris", livre une jeune fille. Jean-François Bernardini lui répond : "Tu sais être aimable ne veut pas dire être soumis ou tout accepter. La girafe peut aussi donner des coups de sabots."

Après cet échange, le micro continue à circuler dans la salle. Chacun livre une histoire personnelle et confie la manière dont il ou elle a réagi. Parfois, Jean-François Bernardini n'a pas besoin de faire de commentaires. Ils viennent de la salle, basés sur les enseignements du chanteur.


Organisées durant deux jours, ces rencontres-échanges ont réuni près de 800 collégiens et lycéens.