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Un an après : Jean Livrelli, mort par erreur

Jean Livrelli, lors d'une partie de chasse / © viastella
Jean Livrelli, lors d'une partie de chasse / © viastella

Il y a un an, le 23 août 2018, Jean Livrelli, retraité sans histoires, était tué alors qu'il se rendait à une partie de chasse dans les environs de Bastelica. La victime collatérale d'une guerre au sein du grand banditisme ? L'enquête reste ouverte. 

Par Sébastien Bonifay

Il est 5 heures du matin quand Jean Livrelli grimpe dans son pick-up noir Nissan pour rejoindre ses amis et la battue aux sangliers du jour. 
L'ancien garagiste de 67 ans quitte Bastelica, et à la sortie d'un virage à proximité du village, il est pris pour cible par un ou deux tireurs.

Touché au thorax, il décédera de ses blessures. Ce sont ses amis chasseurs, inquiets de ne pas le voir arriver, qui finiront par découvrir son cadavre. 

Non loin, les enquêteurs vont vite repérer une Renault scenic brûlée. A l'intérieur, deux fusils de chasse. 
 
Quelques semaines plus tard, une reconstitution se déroulait sur les lieux / © viastella
Quelques semaines plus tard, une reconstitution se déroulait sur les lieux / © viastella

L'homme vivait depuis quelques mois une retraite sans histoire. L'assassinat plonge la région dans la stupeur. 
Très vite, les gendarmes s'orientent sur la piste d'une erreur commise par les tueurs. 

Une piste rendue plausible par le fait qu'Alain Lucchini habite aussi à Bastelica . Un ancien militant nationaliste, proche d'Alain Orsoni, l'homme avait déjà été victime d'une tentative de meurtre en 2008, en plein après-midi, à Ajaccio. A l'époque, il gérait une boite de nuit. Il avait été touché mais avait riposté avec son arme, ce qui lui avait sauvé la vie. Et lui avait valu une mise en examen pour "infraction à la législation sur les armes".
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Alain Lucchini roule dans le même modèle de voiture que Jean Livrelli, et de la même couleur. 
Ce qui renforce la piste de la méprise. 

L'enquête a été confiée à la JIRS de Marseille, spécialisée dans le banditisme. 

 
Jean livrelli, un an après
Equipe - SREFANI Marie-Françoise LUCIANI Lionel DELSOL Jean-Jérôme
 

Une méprise, et des conséquences

Selon des sources proches de l'enquête, l'affaire aurait initié une série de règlements de compte. 
Un mois plus tard, Guy Orsoni, fils d'Alain Orsoni, est pris pour cible par des tireurs à moto à Ajaccio. 
 

Le 19 octobre suivant, le même Guy Orsoni est interpellé, avec un autre homme, alors qu'il circule, armé, sur une moto volée à Ajaccio. 
A proximité du domicile de Pascal Porri, un membre de la bande du Petit Bar
 



 

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