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Collectivité de Corse : le bilan un an après

La collectivité unique a été inauguré le 1er janvier 2018. Un an après, certaines questions restent en suspens.

Par P.S.

Parmi ceux qui ont connu l'époque des conseils départementaux, certains regrettent des flottements dans la mise en œuvre des politiques publiques de la Collectivité de Corse:

« C'est vrai que toute l'année on a entendu des communes, des associations, considérer que leurs attentes n'étaient pas entendues ou répondues. Je pense qu'on aurait pu gagner du temps dans certains domaines avec peut-être une prise en compte du vécu, de l’expérience de ceux qui étaient déjà sur le terrain », estime François Orlandi ex-président du Conseil départemental de la Haute-Corse.
Collectivité de Corse : le bilan un an après
Intervenants - François Orlandi, ex-président du Conseil départemental de la Haute-Corse // Jean-Louis Santoni, directeur général des services de la Collectivité de Corse // Pierre-Jean Luciani, ex-président du Conseil départemental de la Corse-du-Sud // Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse Equipe - Dominique Moret

Une étude fait le point sur l'harmonisation des régions continentales. Partout la mise en place de l'administration a pris du temps, souvent avec des conflits sociaux. Des situations sans communes mesures avec la CDC, estime Jean-Louis Santoni, directeur général des services de la Collectivité de Corse : « On s'est aperçu lors de grandes crises comme la tempête Adrian que les services répondent et en particulier dans l'urgence et face à des situations critiques », explique-t-il.

De son côté, Pierre-Jean Lucciani, ex-président du Conseil départemental de la Corse-du-Sud, plaide pour une harmonisation par le haut du temps de travail et des régimes indemnitaires. Une phase de négociations s'ouvre en début d'année : « les vraies questions n'ont pas encore été résolues, je parle de la mise en place de l'organigramme, les discussion sur les primes. »

« Si on harmonise tout par le haut cela va engendrer des dépenses qui ne seront pas supportables pour la nouvelle collectivité de Corse. J'ai toujours dit, y compris en amont de la fusion, que cette perspective n'était pas envisageable. Il va falloir trouver des médianes qui soient satisfaisantes », répond Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse.

Pour ce qui est de l'organigramme, les directions et directions adjointes ont été publiées en mars dernier. Pour les chefs de service, un comité technique est prévu fin janvier.

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