Corse : un besoin de 70 000 logements supplémentaires en 20 ans selon l'INSEE

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L'insee s'est lancée dans un exercice de prospective pour faire l'hypothèse d'une demande de logements neufs en Corse. Plus de 3 000 logements par an soit près de 70 000 logements sur 20 ans pourraient être nécessaires selon l'institut.

Par France 3 Corse

Une population qui augmente, une population qui vieillit, des familles dont la taille diminue. Ces critères influent sur les modes d'habitat et les besoins en termes de logement. Projetées sur les vingt prochaines années, les tendances actuelles ont permis à l'Insee d'évaluer la demande potentielle à 70 000 logements neufs en Corse, soit une moyenne de plus de 3 000 logements par an. Des chiffres qui correspondent pratiquement au volume des deux dernières années.

"Il fallait quantifier le volume total de logement nécessaire notamment pour satisfaire la croissance de la population et du nombre de ménages. Ensuite, à partir de ces hypothèses quantitatives, on peut travailler sur le type de logements nécessaires pour satisfaire à la demande" indique Magali Bonnefont, chef du service Etudes de l'INSEE.

Une perte de chiffre d'affaires pour les professionnels du bâtiment

Un des facteurs clés de cette importante demande de logements serait la "décohabitation", un phénomène social qui explique entre 1999 et 2030 la part croissante des foyers à taille réduite. 
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"Selon l'étude de l'INSEE et la notion de décohabitation, il semblerait qu'avec les phénomènes sociaux tels que la famille monoparentale, les divorces, les jeunes qui s'installent pllus tard, les surfaces des logements à construire soient plus réduites. Ce qui voudrait dire que si le nombre de logements restait équivalent, on pourrait se retrouver avec une activité moins importante et un chiffre d'affaires en diminutionJosé Santoni, le secrétaire général de la Fédération du BTP 2A.

Les fédérations du bâtiment ne croient pas que la demande potentielle pourrait devenir réelle. Et pour cause : l'étude ne tient compte ni de la baisse du pouvoir d'achat des ménages ni de la chute de la commande publique. Mais elle n'intègre pas non plus le marché de réhabilitation des logements anciens, là où les besoins sont pourtant criants.


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