Ajaccio : le centre commercial E.Leclerc ouvrira-t-il ses portes au printemps prochain ?

Archives - L'ouverture d'un nouvel hypermarché Leclerc Ajaccio avait été hypothéquée par une décision de justice. / © Actus Drive
Archives - L'ouverture d'un nouvel hypermarché Leclerc Ajaccio avait été hypothéquée par une décision de justice. / © Actus Drive

Pour la direction de l’établissement la réponse est claire. Oui, le centre commercial E.Leclerc Ajaccio Baleone sera livré au printemps 2018. En octobre dernier, pourtant, la cour administrative d'appel de Marseille avait annulé sa construction.

Par A.A/France 3 Corse ViaStella

Avec son hypermarché de 9 000 mètres carrés et sa galerie commerciale de 45 boutiques, le centre commercial E.Leclerc Ajaccio Baleone doit devenir le plus grand espace commercial de l’île.

La direction de l’établissement, dans laquelle figure François Padrona, porteur du projet et directeur d’autres établissements E.Leclerc de la région ajaccienne, a tenu à confirmer son ouverture dans un communiqué. « Contrairement à une rumeur entretenue intentionnellement par des concurrents, le chantier de construction [du] centre commercial est entré dans sa phase finale. Conformément au calendrier prévu lors de l'attribution du permis de construire, celui-ci ouvrira bien ses portes au public au printemps 2018 », précise-t-elle.

« Une lecture du dossier trop optimiste »


Car depuis le 31 octobre dernier l’avenir de la zone commerciale est incertain. À cette date, la cour administrative d’appel de Marseille, suite à un recours déposé par Jean-Claude Torre, autre poids-lourd de la distribution alimentaire en Corse, a annulé la décision de la Commission nationale d’aménagement commercial qui avait autorisé le projet en décembre 2014. Réponse du futur établissement : « Le permis de construire valant autorisation commerciale, l'arrêt de la cour Administrative d'Appel de Marseille du 31 octobre 2017 n'a en effet pas d'incidence sur la réalisation de ce projet. »

L’avocate de Jean-Claude Torre, maître Gwenaël Le Fouler, a livré son scepticisme face à cette justification dans les pages de Corse-Matin : « Je pense que la défense a une lecture du dossier trop optimiste. Il s’agit visiblement d’une analyse réglementaire erronée. En tout cas mon client ne laissera pas les choses se dérouler aussi facilement. »

Pour contester le jugement, il reste encore une possibilité à François Padrona : saisir le conseil d’État.


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