Ajaccio : remise en liberté d'un instituteur soupçonné d'agression sexuelle sur mineurs

Un instituteur mis en examen pour pédophilie à Ajaccio
Eric Bouillard, procureur de la République d'Ajaccio; Me Robert Terramorsi, avocat de la Défense; Philippe Lacombe, recteur de l'Académie de Corse - France 3 Corse ViaStella  - Caroline Ferrer, Jennifer Cappai-Squarcini

Mis en examen et placé en détention provisoire pour agression sexuelle sur mineurs de moins de 15 ans et corruption de mineurs de moins de 15 ans, un homme de 35 ans, professeur des écoles à Ajaccio a été remis en liberté, a-t-on appris auprès de son avocat mercredi. 

Par France 3 Corse Via Stella

L'homme, poursuivi pour agression sexuelle sur mineurs de moins de 15 ans et corruption de mineurs de moins de 15 ans, était détenu à la maison d’arrêt d’Ajaccio. Il a été laissé libre mercredi après-midi, sous contrôle judiciaire, après une seconde demande de remise en liberté de son avocat, Me Terramorsi. 

Cet instituteur, âgé de 35 ans, qui nie les faits, a été mis en examen et placé en détention provisoire le 19 janvier pour agression sexuelle sur mineurs de moins de 15 ans et corruption de mineurs de moins de 15 ans.

"Le professeur des écoles a été mis en examen pour agression sexuelle aggravée notamment parce qu'il s'agit d'une personne qui exerce une profession toute particulière et qu’il s’agit d’enfants qui ont 6 ans", a indiqué le procureur de la République d'Ajaccio, Eric Bouillard. 

"L'enquête s'appuie à la fois sur la parole des enfants et puis aussi sur des éléments extérieurs -notamment un témoignage- qui viennent mettre en cause l'instituteur", a-t-il précisé. 

Deux victimes

Deux fillettes de 6 ans auraient été victimes des faits. L’une pour des attouchements, l’autre affirme qu’il lui aurait fait visionner des scènes à caractère pornographique.

Les faits dateraient de 2016. Ils se seraient déroulés à l'école Jérôme Santarelli d'Ajaccio, dans le cadre de cours de soutien scolaire, après la journée de classe. La plainte a été déposée par l’une des mères le 11 janvier 2017.

"Ces accusations sont sans fondement", a déclaré l'avocat du prévenu, Me Robert Terramorsi.

"La parole d'enfant est à prendre avec plus que de circonspection car l'actualité judiciaire récente et passée nous a prouvé que les affaires partant sur des accusations à l'arrivée se dégonflent très rapidement."

L’instituteur de 35 ans, enseignant depuis plus de 10 ans, a une bonne réputation. Sans antécédents judiciaires, il est estimé de ses collègues. 


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