Basket : le joueur de NBA, Evan Fournier, en entraînement à Ajaccio

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Écrit par A.A.

Evan Fournier, joueur de basket évoluant en NBA et sélectionné en équipe de France s'entraîne à Ajaccio jusqu'à vendredi. Il a accordé un entretien à France 3 Corse ViaStella.

Nuggets de Denver, Magic d'Orlando, Celtics de Boston et actuellement Knicks de New York. Evan Fournier, 29 ans, évolue en NBA depuis 11 saisons.

Pour la quatrième fois, le joueur de basket, également sélectionné en équipe de France, profite de sa pause estivale pour s'entraîner en Corse. Cette année, il s'est arrêté à Ajaccio où le Csjc lui a ouvert les portes de son gymnase.

Evan Fournier a accordé un entretien à France 3 Corse ViaStella.

Comment se retrouve-t-on dans un tout petit gymnase corse quand on est un joueur de NBA évoluant à New-York ? 

C'est effectivement différent de ce que je côtoie habituellement aux États-Unis, mais j'ai grandi dans des salles comme ça. J'ai vu des salles comme ça quotidiennement jusqu'à mes 15 ans. Pour moi, c'est juste une sorte de retour aux sources.

Est-ce que venir s'entraîner à Ajaccio, c'est un moyen pour vous de laisser de côté la pression de New-York ?

La pression, c'est quelque chose de très personnelle. On a tous des manières de la gérer différemment. Je suis quelqu'un qui ne va pas beaucoup sur les réseaux et je ne suis pas ce qui se dit. Que ce soit du côté positif ou négatif, il n'y a pas trop d'éléments extérieurs qui m'atteignent. 

J'ai un cercle très fermé et j'essaye de me cantonner à ça. C'est ma manière de gérer un peu tout ça, parce que si tu t'égares et si tu lis ce qu'il y a partout, c'est là où tu peux vite te frustrer et ce n'est pas ce que je veux faire.

C'est la quatrième fois que vous venez en Corse, vous profitez de votre famille et vous vous entraînez un peu, c'est un bon moyen de relancer la machine ?

J'aime beaucoup. Ça remonte à deux générations, mais j'ai du sang corse dans ma famille et j'ai de la famille qui vit ici. J'aime vraiment bien cette île, j'aime surtout le côté un peu détente. C'est dépaysant pour moi de venir ici. 

Moi, je suis Parisien, donc c'est très différent. J'aime beaucoup me ressourcer ici. Là, c'est la quatrième fois, à chaque fois, on essaye de faire un conditionnement différent. Là, c'est la première fois où on reste à Ajaccio.

Quelle analyse faites-vous de votre saison à titre personnel et collectif ?

Sur le collectif, c'est décevant de ne pas faire les play-offs avec l'effectif qu'on avait. À titre individuel, j'ai mis du temps à m'adapter à un rôle nouveau, mais finalement, j'ai bien su m'adapter et j'ai quand même cassé deux ou trois records en passant. C'est plutôt positif. Après l'important, c'est de progresser.

Est-ce particulier quand on est français de jouer avec les Knicks ? C'est une équipe très prestigieuse, quel sentiment avez-vous eu lorsque vous avez signé là-bas ?

C'est à part. Tu ne te rends pas forcément compte de l'ampleur que ça prend jusqu'à ce que tu mettes les pieds au Madison Square Garden pour l'ouverture de la saison. C'est un monde à part. C'est la plus belle salle au monde pour jouer au basket. Il y a une énergie particulière là-bas et le fait de pouvoir y évoluer toute l'année, c'est un privilège.

Vous étiez à Boston l'an dernier, regrettez-vous de ne plus évoluer dans cette équipe cette année lorsque l'on voit la saison qu'ils viennent d'effectuer ?

Pas du tout parce que tu ne sais jamais comment ça se passe. Durant l'intersaison, Boston ont signé d'autres joueurs et ces joueurs n'ont pas tous fini la saison. Il y a deux ou trois joueurs qui se sont fait trader. Tu ne sais jamais comment une saison va évoluer. Mi-janvier, ils étaient derrière nous, les Knicks. La différence entre victoire et défaite ça se joue souvent à pas grand-chose.

On vous voit très actif sur vos réseaux sociaux concernant les prochains Jeux olympiques qui se tiendront à Paris. Cela vous tient à cœur de jouer dans votre pays une compétition aussi prestigieuse ?

Oui, mais sincèrement, je n'y pense pas trop. C'est dans deux ans, il peut se passer énormément de choses. Je suis vraiment concentré sur les championnats d'Europe. C'est une compétition que l'on n'a pas gagnée depuis 2013. On a un bel effectif, on fera partie des favoris. C'est déjà une belle échéance.