• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Handicap : après un problème vasculaire cérébral, Jean-Paul n’a jamais renoncé au monde du travail 

La vie de Jean-Paul a basculé lorsqu’il avait 23 ans, suite à un choc au football. / © Jacques Paul-Stefani / FTVIASTELLA
La vie de Jean-Paul a basculé lorsqu’il avait 23 ans, suite à un choc au football. / © Jacques Paul-Stefani / FTVIASTELLA

Trouver du travail lorsqu'on est en situation de handicap, c'est possible. Si la démarche est encadrée et financée, elle part toujours d'une volonté personnelle. C'est le cas de Jean-Paul. Âgé d'une trentaine d'années, ce père de famille n'a pas voulu renoncer au monde du travail.

Par France 3 Corse ViaStella

La vie de Jean-Paul a basculé lorsqu’il avait 23 ans, suite à un choc au football. Après des examens médicaux, on lui découvre de manière fortuite un problème vasculaire cérébral

Il est opéré deux ans après, mais il garde des séquelles. « Il faut se mettre un coup de pied au derrière pour avancer. Parce que si on se laisse aller, on va droit dans le mur », livre-t-il. 

Jean-Paul rebondit à l’Afpa (agence nationale pour la formation professionnelle des adultes). C’est au sein de cette structure qu’il se remet à niveau en informatique. Une formation qui aboutit sur un stage de 450 heures en entreprise

Pendant deux ans, toute une équipe a encadré le jeune homme. C’est Cap Emploi qui a assuré le suivi du parcours. L’entité mobilise des fonds à chaque étape et envisage le dispositif de formation en entreprise pour un montant global dépassant les 8 000 euros

 
Handicap : après un problème vasculaire cérébral, Jean-Paul n’a jamais renoncé au monde du travail 
Intervenants - Jean-Paul Zonza, Travailleur handicapé ; Marie-France Casamaggiore, Formatrice AFPA ; Jean-Ange Bastelica, Organisme de financement Opcalia ; Frédéric Toracchi, Reclassement professionnel Capemploi ; Michel Ponzevera, Directeur commercial adjoint Air Corsica (par Skype). Equipe - Céline Lerouxel ; Jacques Paul-Stefani ; Vanessa Culioli.
 

Voiture ergonomique


Chaque jour, Jean-Paul se rend au travail dans une voiture ergonomique. Grâce à un petit boîtier qui comprend toutes les commandes fonctionnelles, il peut diriger sa voiture d’une seule main. Coût de l’investissement : 12 000 euros. « L’autonomie, c’est très important. Je peux faire les choses quotidiennes », témoigne Jean-Paul. 

L’équipement a été entièrement financé dans le cadre de la prise en charge du jeune homme. L’évaluation moteur a défini les aides matérielles, quant au rapport médical, il préconise pour Jean-Paul un emploi administratif à mi-temps qu’il trouve au sein de la compagnie Air Corsica

Lorsqu’il arrive dans l’entreprise, elle respecte son obligation d’embauche de 6 % de personnels reconnus travailleurs handicapés et aucun poste n’est vacant. 

Au bout de ce parcours, Jean-Paul a signé un CDI. Même si un système d’aide le permet, il le doit surtout à sa volonté. 



 

A lire aussi

Sur le même sujet

Grogne des infirmier(e)s : portrait d'une infirmière libérale

Les + Lus