Handicap : après un problème vasculaire cérébral, Jean-Paul n’a jamais renoncé au monde du travail 

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Écrit par France 3 Corse ViaStella


Trouver du travail lorsqu'on est en situation de handicap, c'est possible. Si la démarche est encadrée et financée, elle part toujours d'une volonté personnelle. C'est le cas de Jean-Paul. Âgé d'une trentaine d'années, ce père de famille n'a pas voulu renoncer au monde du travail.

La vie de Jean-Paul a basculé lorsqu’il avait 23 ans, suite à un choc au football. Après des examens médicaux, on lui découvre de manière fortuite un problème vasculaire cérébral

Il est opéré deux ans après, mais il garde des séquelles. « Il faut se mettre un coup de pied au derrière pour avancer. Parce que si on se laisse aller, on va droit dans le mur », livre-t-il. 

Jean-Paul rebondit à l’Afpa (agence nationale pour la formation professionnelle des adultes). C’est au sein de cette structure qu’il se remet à niveau en informatique. Une formation qui aboutit sur un stage de 450 heures en entreprise

Pendant deux ans, toute une équipe a encadré le jeune homme. C’est Cap Emploi qui a assuré le suivi du parcours. L’entité mobilise des fonds à chaque étape et envisage le dispositif de formation en entreprise pour un montant global dépassant les 8 000 euros

 
Handicap : après un problème vasculaire cérébral, Jean-Paul n’a jamais renoncé au monde du travail 
 

Voiture ergonomique


Chaque jour, Jean-Paul se rend au travail dans une voiture ergonomique. Grâce à un petit boîtier qui comprend toutes les commandes fonctionnelles, il peut diriger sa voiture d’une seule main. Coût de l’investissement : 12 000 euros. « L’autonomie, c’est très important. Je peux faire les choses quotidiennes », témoigne Jean-Paul. 

L’équipement a été entièrement financé dans le cadre de la prise en charge du jeune homme. L’évaluation moteur a défini les aides matérielles, quant au rapport médical, il préconise pour Jean-Paul un emploi administratif à mi-temps qu’il trouve au sein de la compagnie Air Corsica

Lorsqu’il arrive dans l’entreprise, elle respecte son obligation d’embauche de 6 % de personnels reconnus travailleurs handicapés et aucun poste n’est vacant. 

Au bout de ce parcours, Jean-Paul a signé un CDI. Même si un système d’aide le permet, il le doit surtout à sa volonté.