Municipales 2020 : que retenir du débat à Ajaccio ?

Les huit candidats ajacciens à quelques minutes de l'antenne. / © DR
Les huit candidats ajacciens à quelques minutes de l'antenne. / © DR

REPLAY : Les 38645 inscrits devront voter, les 15 et 22 mars prochain, pour désigner le prochain maire d'Ajaccio. Les huit candidats en lice sont sur notre plateau pour tenter de convaincre les électrices et les électeurs. 

Par Sébastien Bonifay

Débat municipales Ajaccio



VERBATIM

Laurent Marcangeli,
Fieri d’esse aiaccini :

- Je ne compte pas convaincre mes adversaires que j’ai un bilan parfait, s’ils le pensaient, ils ne seraient pas candidats. Mais ce que je sais, c’est que les ajacciens vont se déterminer le 15 mars prochain, et on verra ce qu’ils pensent du bilan qui est le mien.

- Il faut un partenariat entre la finance publique et le privé pour réaménager la Citadelle. La ville restera propriétaire de l'ensemble du bien. Ce qu'il faut faire c'est reconnecter cet espace fermé au centre-ville, à la rue Bonaparte, au port... 

- Jean-François Casalta est le candidat Fake News.

 
 

Jean-François Casalta,
Pà Aiacciu :

- On va faire basculer Aiacciu dans le XXIème siècle lorsque l’on arrivera de nouveau à faire entrer et sortir les ajacciens de la ville.

- (S’adressant à Jean-Marc Lanfranchi) Vous distribuez des brevets de nationalisme, alors que ça fait 3/4 d’heure que vous êtes nationaliste. Vous n’existez que quand vous critiquez les autres nationalistes.

- Le bilan de la mandature est calamiteux, au plan de l’urbanisme, de la propreté, ou des transports. Aucun grand projet n’a été porté, à part la place Campinchi, qui a été inaugurée trois fois. Ajaccio est dans un état d’urgence, il faut prendre des mesures très vite.

 

 
La très convoitée mairie d'Ajaccio / © Via Stella
La très convoitée mairie d'Ajaccio / © Via Stella


Jean-André Miniconi,
Aiacciu pà tutti :


- On demande la révision totale du PLU. Il faut le dimensionner à la population qui va arriver. Nous pensons que celui qui existe fait la part belle aux promoteurs. On a muté des espaces agricoles en zones constructibles par un tour de passe-passe.

- On a un centre-ville qui se meurt, on est dans l’urgence absolue. Il faut réhabiliter les transports en commun, et mettre en place des navettes.

- C’est une liste plurielle, qui réunit plusieurs tendances. Les problèmes que nous avons à régler sont tellement complexes que nous ne pouvons les envisager par le prisme d’un seul point de vue politique.

 


Jean-Marc Lanfranchi,
Aiacciu in cori :

- Si on veut inciter les gens à ne pas prendre leurs véhicules, il faut proposer des transports en commun fiables.

- On va tout droit vers une ville française lambda, et ça, en tant que nationaliste, je ne peux pas l’admettre. Les nouveaux arrivants ne sont à Ajaccio que pour le soleil et rien d’autre. Si l’on reste dans ce cas de figure-là, dans quinze ans, Ajaccio ou Palavas-les-flots, ce sera la même chose.

- Si l’on est pas sur une alliance avec les autres nationalistes, c’est pour une raison très simple. Une alliance, ça ne se décrète pas. Aujourd’hui, ex-abrupto, dans un souci électoraliste, ça ne nous convient pas.

 


 


Etienne Bastelica,
Inseme per una cità ghjusta :

- Tout le monde est d'accord sur une chose, tous les grands dossiers ne peuvent prospérer sans la solidarité nationale. Tout le reste c'est du pipeau. Tout le monde, ici, à part quelques uns, se positionne contre le pouvoir de l'argent. 

- Je suis pour le référendum d’initiative citoyenne pour l’incinérateur. C’est comme ça.

- Pas question pour moi de vouloir venir sur ce plateau en voulant attaquer le maire, parce que l’on ne fait pas un concours pour juger de celui qui l’attaquera le plus, ça ne sert à rien.


 


Patricia Curcio,
Ajaccio citoyen :

- Ce qui m’attriste c’est que la précarité, les gens des quartiers, n’ont pas été pris en compte. On a fait beaucoup de grands projets mais les gens, on n’y a pas pensé. Aujourd’hui, dans nos quartiers, on a des gens, des jeunes à la rue, on n’a pas de lieux culturels. C’est une ville bétonnée. Sans verdure, et aussi sans culture.

-  Aujourd’hui les gens sont cloisonnés, les gens ne se rencontrent plus, il faut désenclaver tout cela, et que les gens se remettent ensemble. Tout projet  fera l’objet d’un RIC. Ce n’est pas quelques personnes qui doivent décider pour les autres.

- Je ne comprends pas que l’on se dispute comme dans une cour d’école dès qu’il s’agit des déchets, en se renvoyant la balle comme vous le faites. Nous devrions tous réfléchir et nous entendre, tant le sujet est d’importance.

 

 
La citadelle d'Ajaccio a été officiellement rétrocédée à la ville en juillet 2019 par le Premier ministre, Édouard Philippe. / © PHOTOPQR / NICEMATIN
La citadelle d'Ajaccio a été officiellement rétrocédée à la ville en juillet 2019 par le Premier ministre, Édouard Philippe. / © PHOTOPQR / NICEMATIN


François Filoni,
Ajaccio change de visage

- Je propose des transports en commun gratuits. Ailleurs, ça marche, ça désengorge, ça pollue moins, et on maintient le lien social avec ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer.

- Je serai le maire des ajacciens, je ne serai pas le maire des promoteurs.

- J’ai quitté la majorité parce qu’Ajaccio souffre d’insuffisances en matière de stationnement, de crèches, d’infrastructures. Et dans le même temps Ajaccio s’est développé et à pris peut-être 15.000 personnes. Aujourd’hui, on livre des immeubles en permanence sans que les équipements de la ville soient à la hauteur.


 


Michel Ciccada,
Ras-le-Bol

- Selon moi, mes adversaires se trompent tous, pour les parkings. Il en faut un, sous le cour Napoleon, et tout le monde sera content, les commerçants et les habitants. Il faut que les riverains se battent pour ça. Le seul parking pour sauver Ajaccio, c’est celui-là. Le reste c’est du bidon.

- Le ras-le-bol est général à Ajaccio. La population n’en peut plus. Mes adversaires veulent le pouvoir, et moi je veux le rendre au peuple. On fait appel au plus grand parti de Corse, les non votants et les votes blancs.

 

 

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