Simon Renucci, l’ancien maire d’Ajaccio, condamné à 3000 euros d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Bastia

Simon Renucci, l’ancien maire d’Ajaccio, condamné à 3000 euros d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Bastia
Reportage : Nicolas Pierre

L'ancien président de la communauté d’agglomération du pays ajaccien (Capa) Simon Renucci,  a été condamné à 3000 € d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Bastia, accusé d'avoir favorisé une entreprise lors de l'attribution d'un marché public en 2010.

Par France 3 Corse ViaStella

Le tribunal correctionnel de Bastia a condamné ce mardi l’ancien maire d’Ajaccio à 3000 euros d’amende avec sursis. C’est moins que ce qu’avait requis le procureur de la République en mai dernier (3 mois).

Simon Renucci comparaissait en tant qu’ancien président de la communauté d’agglomération du pays ajaccien (Capa) aux côtés d’Etienne Ferrandi, son vice-président à la Capa et Pascal Miniconi, premier vice-président, respectivement condamnés à la même peine.

La plus importante condamnation dans cette affaire s’élève à 5000 euros d'amende, avec sursis également, pour un des membres de l'administration, sans inscription au dossier spécifique qui pourrait l'empêcher de travailler.

Pas de corruption

La demande du procureur d'associer aux amendes des peines de prison avec sursis n'a pas été retenue. S'agissant d'une affaire où il fallait rappeler, "symboliquement", à l'administration que les marchés publics ont des règles à respecter, mais qu'il n'y a pas eu à proprement parler corruption, ni enrichissement personnel, a estimé le tribunal. Il est peu probable que le parquet fasse appel. Les avocats des personnes visées par l'enquête trouvent également cette décision assez logique.

En cause, l’attribution d’un marché public pour l’aménagement de la décharge Saint-Antoine sur les hauteurs d’Ajaccio. Il était reproché aux dirigeants de la Capa d’avoir reconduit dans l'urgence le marché à la SARL Debenne sans respecter la procédure d'attribution.

Rappel des faits

Un premier marché avait été attribué en juillet 2010 et devait s’étendre jusqu'à juin 2011. Mais à cause de plusieurs problèmes techniques, le montant maximum du marché (160 000€) était atteint en décembre 2010.

Pour éviter une crise des déchets, l’entreprise continue les travaux. A cette époque, le centre de Saint-Antoine traite 100 tonnes de déchets par jour.
Dans l'urgence, pour éviter l’arrêt des activités de l’entreprise, et sans lancer de nouvel appel d'offre, la Capa paye des rallonges à l’entreprise sous forme de de bons de commande. La chambre régionale des comptes avait souligné que 182 229 euros avaient été payés à cette entreprise sans qu’un nouveau marché ne soit attribué, alors que le montant maximum du marché passé en 2010 était estimé à 160 000 euros.

Tout au long de ce procès, les membres de la Capa ont assuré avoir agit dans l’intérêt de la population.

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