Téléphonie : une pétition pour maintenir la plage de Capo di Feno en zone blanche

Une pétition en ligne « Contre le réseau à Capo di Feno » a été lancée le 22 septembre dernier. Elle réclame l’abandon du projet d’installation d’une antenne téléphonique à quelques mètres du littoral. / © Pascal Pochard-Casabianca / AFP
Une pétition en ligne « Contre le réseau à Capo di Feno » a été lancée le 22 septembre dernier. Elle réclame l’abandon du projet d’installation d’une antenne téléphonique à quelques mètres du littoral. / © Pascal Pochard-Casabianca / AFP

Une pétition « Contre le réseau à Capo di Feno » a été lancée le 22 septembre dernier. Elle réclame l’abandon du projet d’installation d’une antenne téléphonique à quelques mètres du littoral et alerte sur « la mort d’un lieu paradisiaque » en cas d’arrivée du réseau. 

Par A.A

Connecter 100 % du territoire au réseau mobile d’ici à 2022. Une volonté du gouvernement. Mais en Corse, les zones blanches sont encore nombreuses. Et si certains attendent d’être reliés au réseau avec impatience, ce n’est pas le cas de certains habitués de la plage de Capo di Feno, près d’Ajaccio

Dans les prochains mois, une antenne téléphonique devrait être installée à quelques mètres du littoral. Et les opposants s’organisent. 

 
 

« Capo avec du réseau ne sera plus Capo »


Ainsi, une pétition en ligne « Contre le réseau a Capo di Feno » a été lancée le 22 septembre dernier. Elle alerte notamment sur « la mort d’un lieu paradisiaque ! Capo est un lieu de tranquillité, de paix, une philosophie de vie qui est vouée à s’éteindre ». 

Dans les commentaires, même indignation. « Capo avec du réseau ne sera plus Capo, endroit sauvage et ressourçant », écrit une internaute. « Capo est le dernier endroit aux alentours d’Ajaccio où l’on peut se sentir ‘coupé du monde’ », complète une autre. 

 
Téléphonie : une pétition pour maintenir la plage de Capo di Feno en zone blanche
Intervenants - Saveria Giorgi-Silvani, Paillotiste Equipe - Camille Wormser ; Marc-Antoine Renucci ; Rosanne Morere-Cesari.


Pour le patron d’une paillote, le projet est contraire à l’esprit de Capo di Feno. « Moi, je mettrai un brouilleur sur 40 mètres et j’interdirai le téléphone à table. La personne qui se lève pour téléphoner plus loin, s’il revient et que son plat est froid, il mangera froid », soutenait Pierre-Toussaint Casentini, gérant de la paillote Le Pirate, en août dernier. 

Dimanche, la pétition affichait 993 signatures sur les 1.000 demandées. 



 

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