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Cannes-Mandelieu à la nage, le nouveau défi du "dauphin corse"

Le champion de monopalme amputé des deux bras n'en finit plus de relever les défis les plus difficiles. Après le Groenland en mai, Thierry Corbalan a rallié samedi 7 juin Cannes à La Napoule, lieu de son terrible accident en 1988. 

Au mois de mai, il avait nagé dans les eaux glacées du Groenland. Cette fois, Thierry Corbalan s'est lancé un défi sportif et psychologique, revenir sur les lieux de l'accident qui lui a coûté ses deux bras. Samedi, il a ainsi rallié Cannes à La Napoule en monopalme, encouragé par sa famille et ses amis.  

Près de 15 kilomètres de nage en cinq heures, jusqu'à l'endroit précis où il a failli perdre la vie. Ce soir-là, il pêchait avec son ami Denis non loin d'un voie de chemins de fer. Sa ligne s'est enroulé autour d'un caténaire, Thierry Corbalan a été électrocuté, les deux bras brûlés.

C'est son ami qui l'a sauvé. "Je me suis souvent demandé si j'avais bien fait", confesse-t-il, "mais quand je le vois comme ça aujourd'hui, je suis heureux pour lui". 

Reportage Laurent Verdi, Jean-François Fuster :
durée de la vidéo: 01 min 58
Le nouveau défi de Thierry Corbalan

Celui que tous surnomment "le dauphin corse" (nom de son association de handisport) était avant son accident un marathonien émérite, habitué déjà aux épreuves et aux challenges. Un mental de sportif de haut niveau qui explique en partie sa faculté d'adaptation. 

"Ma vie a basculé une nuit de mai 1988, ce qui paraissait être un malheur s’est transformé en véritable bonheur et chaque jour vaut le coup d’être vécu",


Tout a débuté avec la traversée des bouches de Bonifacio à la nage en 2006. Thierry Corbalan réalise alors que son handicap peut aussi être une force. "Ma vie a basculé une nuit de mai 1988, ce qui paraissait être un malheur s’est transformé en véritable bonheur et chaque jour vaut le coup d’être vécu", écrit-t-il sur le site internet de son association.

Ses défis, Thierry Corbalan les relève aussi pour les autres, pour montrer le chemin. "La volonté, la famille, l’amour, le sport, m’ont permis de me reconstruire et d’être aujourd’hui un porteur d’espoir pour tous", écrit-il encore.


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