Cargèse : une paillote partiellement détruite par un incendie

Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 avril, une paillote située sur la commune de Cargèse a été partiellement détruite par un incendie. La piste criminelle est envisagée, la parquet d'Ajaccio a ouvert une enquête. 

Une paillote de Cargèse a été partiellement détruite par un incendie dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 avril.
Une paillote de Cargèse a été partiellement détruite par un incendie dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 avril. © Jennifer Cappai / FTV

Une paillote, située plage du Pero à Cargèse, a été partiellement détruite par un incendie. Selon le service d'incendie et de secours de Corse-du-Sud déployé ce samedi en fin d'après-midi, le sinistre aurait débuté dans la nuit de vendredi à samedi. 

La cuisine de l'établissement, de 20 mètres carrés, a été totalement consumée par les flammes ainsi que quelques poutres. Suite à la découverte d'accélérateurs de feu sur les lieux, la piste criminelle est envisagée. Le parquet d'Ajaccio a ouvert une enquête pour dégradation par moyens dangereux pour les personnes. 

Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 avril, un incendie a partiellement détruit une paillote sur la plage du Pero à Cargèse.
Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 avril, un incendie a partiellement détruit une paillote sur la plage du Pero à Cargèse. © Jennifer Cappai / FTV

"Jeter publiquement mon nom en pâture"

Stéphane Colonna, propriétaire des lieux et frère d'Yvan Colonna, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a réaffirmé dans un communiqué, lundi, sa volonté "de travailler paisiblement à Cargèse". Il écrit notamment : "cet acte est aux antipodes des valeurs que nous prônons et est contraire à notre espoir de construire la société corse apaisée que nous souhaitons pour notre jeunesse.

Dans le même temps, Stéphane Colonna précise : "à l’issue de la garde à vue dont j’ai fait l’objet en 2020 pour des faits similaires commis au préjudice d’un établissement voisin - une tentative d’incendie- j’ai été remis en liberté sans qu’aucune charge n’ait été retenue à mon encontre. [...] des éléments ont plaidé très précisément en faveur d’une mise hors de cause." Il poursuit : "Ceci était parfaitement connu des autorités judiciaires qui ont fait néanmoins le choix de jeter publiquement mon nom en pâture à cette occasion comme à d’autres. Ces mises en cause publiques et hâtives sont dangereuses."

Lire le communiqué de presse de Stéphane Colonna en intégralité

Nombreuses réactions politiques

Les prises de position se multiplient depuis samedi. Le parti Femu a Corsica a apporté son soutien à Stéphane Colonna, . Dans le même temps, il appelle "les Corses à dénoncer ces pratiques indignes qui touchent, une fois de plus, l'outil de travail d'hommes honnêtes.

Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, estime ainsi qu'il "faut, comme à chaque fait de cette nature, réaffirmer notre refus absolu et collectif de ces actes et des logiques de tension qu’ils visent à alimenter."

Le parti Corsica Libera écrit notamment : "la famille Colonna, [...] en butte à l’arbitraire et l’injustice depuis des années, doit de surcroît faire face à ce type d’exactions qui s’opposent à la construction de la Corse que nous voulons, et pour laquelle nous ne cesserons jamais de lutter."

 

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