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Domaine de Murtoli (Corse-du-Sud): la Safer conteste les conditions de la vente

ARCHIVES - Domaine de Murtoli, le 7 octobre 2009 / © STEPHANE AGOSTINI / AFP
ARCHIVES - Domaine de Murtoli, le 7 octobre 2009 / © STEPHANE AGOSTINI / AFP

La Société d'aménagement foncière (Safer) conteste les conditions de la vente du domaine de Murtoli. Un terrain de rêve situé dans le golfe de Roccapina, entre Sartène et Bonifacio. Lors de sa vente à Anne de Carbuccia, en 2001, la Safer n'avait pas pu faire jouer son droit de préemption.

Par Pierre-Olivier Casabianca



Rappel des faits

Anne de Carbuccia, épouse française du riche industriel italien Alberto Tazartes, avait acheté en 2001 une maison fortifiée du XVIIème siècle se trouvant à l'extrême sud du domaine appartenant à Paul Canarelli.

La demeure se trouve dans une "réserve de chasse" de 2.000 hectares, entre Sartène et Bonifacio.

Paul Canarelli possède onze des douze bergeries du domaine de Murtoli et a transformé l'ensemble en gîtes de luxe qu'il loue jusqu'à 25.000 euros la
semaine.

Paul Canarelli a contesté la vente de la tour, invoquant un bail commercial oral avec le propriétaire initial de la demeure, Paul d'Ortolli, l'autorisant à exploiter commercialement la demeure en la louant à des vacanciers.

En juin 2005, Anne de Carbuccia avait constaté que les serrures de la maison avaient été changées et que son mobilier avait disparu.

Une perquisition avait ensuite permis de retrouver le mobilier remisé dans une cave, la demeure étant occupée par des vacanciers qui la louaient.

Mis en examen en juillet 2008 pour extorsion d'un bien par menaces, Paul Canarelli a toujours constesté ces accusations de vol.  Il rappelle -souligne son avocat- qu'il avait fait constater par voie d'huissier (maître Fazi de Porto Vecchio) que ces meubles étaient entreposés dans un local attenant à la maison.

Mise en examen par la suite annulée en 2009 par un arrêt de la cour d'appel de Bastia, à la suite duquel il s'est retrouvé  sous le statut de témoin assisté.

Le juge d'instruction avait prononcé un non-lieu en mai 2011, confirmé en appel en novembre de la même année.

Mais la Cour de cassation avait ensuite annulé ce non-lieu en juin 2013, et renvoyé le dossier devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

Pour en savoir plus sur la Safer en Corse: http://corse.safer.fr

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