• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

La Corse dans la Constitution, que peut espérer la majorité nationaliste?

12/03/2018 - Réunion préparatoire avec les deux ministres de la place Beauvau, Gérard Collomb et Jacqueline Gourault, la "Madame Corse" du gouvernement. / © D. MORET / FTVIASTELLA
12/03/2018 - Réunion préparatoire avec les deux ministres de la place Beauvau, Gérard Collomb et Jacqueline Gourault, la "Madame Corse" du gouvernement. / © D. MORET / FTVIASTELLA

Edouard Philippe reçoit lundi soir le tandem exécutif corse, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, pour leur présenter la forme que doit prendre l'inscription de la Corse dans la Constitution. 

Par Grégoire Bézie avec AFP / FTVIASTELLA

Les deux hommes sont attendus à Matignon à 18h30 pour une réunion à laquelle participeront également les deux ministres de la place Beauvau, Gérard Collomb et Jacqueline Gourault, la "Madame Corse" du gouvernement.

Cette dernière a présidé lundi matin une première réunion où étaient conviés les principaux élus corses. "C'était une réunion préparatoire. Il faut attendre ce soir", a souligné Jean-Guy Talamoni.

Pas d'autonomie élargie

Le Premier ministre est resté bien vague sur le volet corse, sans doute pour en laisser la primeur à l'exécutif insulaire, trois mois après la victoire des nationalistes aux élections territoriales.

Tout juste sait-on que le projet se présente en trois volets : projets de loi constitutionnelle, organique et ordinaire, le tout préparé par l'exécutif.

Il y aura bien également "une mention" de la Corse dans la Constitution, l'une des rares revendications nationalistes concédée par Emmanuel Macron lors de sa visite dans l'île le 7 février.

Le président de la République avait toutefois modéré l'ardeur autonomiste des nationalistes, indiquant que la Corse ne serait pas inscrite dans un cadre similaire à celui de l'article 74 du texte fondamental de la Ve République.

Ce dernier accorde plus d'autonomie dans le cadre républicain aux collectivités d'outre-mer (ex-TOM) et à la Nouvelle-Calédonie.

"Penser que la mère des batailles est de négocier de nouvelles évolutions institutionnelles, avant d'avoir exercé les responsabilités qu'on a [déjà], je ne saurais vous y encourager", avait lancé le président.

Des "habilitations" réglementaires…

La Corse ne devrait pas être mentionnée dans un nouvel article distinct, mais plus probablement dans un nouvel alinéa de l'article 72. La "mention" définirait les adaptations législatives et réglementaires possibles sur l'île.

Gilles Simeoni, président autonomiste du Conseil exécutif, a fait adopter jeudi par l'Assemblée de Corse une résolution demandant des habilitations "permanentes".

Elles concernent des volets comme "la protection du patrimoine foncier, les particularités linguistiques et culturelles de l'île, le développement économique et social, l'emploi".

…"pérennes" et non "permanentes"

Mais officieusement du côté du gouvernement, l'exécutif s'orienterait plutôt vers des habilitations définies comme "pérennes" et limitées dans le temps (5 à 10 ans).

Quant au périmètre, il continuait à faire l'objet de discussions au sein de l'exécutif la semaine dernière.

Reste à savoir dans quel niveau de détail Edouard Philippe entrera devant le tandem corse. Selon Matignon, le Premier ministre assurera "la présentation des orientations du gouvernement sur le volet corse".

A lire aussi

Sur le même sujet

Crise des déchets : blocage du centre d’enfouissement de Prunelli di Fium’Orbu

Les + Lus