Fanfan Tagliaglioli, figure emblématique du GFCA, est mort

Il a été, durant près de 50 ans, le visage du Gazelec, une icône pour les supporters du club, et au-delà, une figure incontournable à Ajaccio. Fanfan Tagliaglio, qui avait été nommé président à vie en 1980, est mort, à l'âge de 83 ans. 

Fanfan Taglaglioli devant les supporters du Gaz, à Mezzavia, en 2012.
Fanfan Taglaglioli devant les supporters du Gaz, à Mezzavia, en 2012. © PHOTOPQR/NICE MATIN

Il respirait, vivait, dormait, rêvait rouge et bleu. Fanfan Tagliaglioli a consacré la plus grande partie de sa vie à sa passion, le GFCA. Au stade Ange Casanova, depuis le début des années 60, il faisait partie du décor, comme les poteaux de but et les vestaires. 

Je serai gazier jusqu'à ma mort, et si je monte là-haut, je continuerai à prier pour lui !

Fanfan Taglaglioli

Fanfan Tagliaglioli avait tout vu, et tout vécu. Le GFCA venait de naître, en 1960, de la fusion entre le FC Ajaccio et la section football du club omnisports du Gazélec Corse Club, lorsqu'il en tombe amoureux. Il a accompagné toutes les épopées, les triomphes et les échecs, il a affronté les déceptions, sans jamais que son amour pour le club ne fléchisse... 

Fanfan Tagliaglioli exulte, sur la pelouse d'Ange Casanova, après la victoire du Gaz contre Monaco.
Fanfan Tagliaglioli exulte, sur la pelouse d'Ange Casanova, après la victoire du Gaz contre Monaco. © DR

Supporter acharné, proche des joueurs, de tous les déplacements, il ne résistera pas à la tentation de rejoindre l'équipe dirigeante, en 1970, alors qu'il travaille dans un cercle de jeu parisien duquel il a gravi, année après année, tous les échelons. Le début d'une histoire d'amour comme seul le sport peut en offrir...

Fanfan Tagliaglioli devait finir par s'assoir dans le fauteuil de président. C'était une évidence. Il le restera une quinzaine d'années. En 2006, il deviendra le président de l'association GFCA. 

Fanfan Tagliaglioli serrant la main de Nicolas Sarkozy, au côté d'Olivier Miniconi, le président du GFCA, en août 2015 au Parc des Princes, où le PSG recevait le GFCA.
Fanfan Tagliaglioli serrant la main de Nicolas Sarkozy, au côté d'Olivier Miniconi, le président du GFCA, en août 2015 au Parc des Princes, où le PSG recevait le GFCA. © MIGUEL MEDINA / AFP

Il était excessif, sanguin, et ne pouvait se départir d'une certaine mauvaise foi, comme tous les supporters qui aiment leur club. "Mais il paraît qu'on m'aime bien", s'en amusait-il, taquin.

Il était également généreux et dévoué corps et âme au GFCA, "sa maîtresse", disait-il parfois. Suscitant l'admiration de tout ceux qui sont passés par Mezzavia, et qui lui témoignaient leur attachement bien après qu'ils aient retiré le maillot rouge et bleu.

Ses coups de gueule comme ses démonstrations d'affection étaient devenues légendaires sur tous les terrains de France. Son ombre fidèle et truculente planera sans nul doute, pour bien des saisons encore, sur les matchs du GFCA...

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