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Législatives – Qui est Francis Nadizi, candidat FN en Corse du Sud ?

Relativement proche du mouvement nationaliste à la fin des années 1980, puis directeur de cabinet du recteur d'Académie Michel Barrat, il est aujourd'hui candidat Front national aux législatives dans la 1e circonscription de Corse du Sud. Portrait.

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C'est depuis le début des années 1980 que Francis Nadizi fait de la politique. Son premier engagement est dans les rangs du RPR. Son parcours est d'abord discret, en 2002, il quitte les rangs de la droite.

"Quand j'ai vu l'effrayante pétaudière que pouvait être l'UMP, la trahison d'ailleurs d'un certain nombre d'idées gaulliennes, j'ai considéré que je n'y avais absolument pas ma place."

Homme de réseau, il participe un temps à des réunions nationalistes à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

"On m'a demandé quelques avis concernant certaines orientations que j'ai bien volontiers donné. Une large partie de ma famille était militante à l'époque. Et c'était la grande époque du nationalisme, qui n'est plus cette même époque aujourd'hui. Donc je ne me reconnais pas."

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Législatives – Qui est Francis Nadizi, candidat FN en Corse du Sud ? ©France 3 Corse ViaStella

Ancien président de l'association Corse – Israël


Instituteur en début de carrière, Francis Nadizi termine comme directeur du cabinet du recteur de l'Académie. Pas encore adhérent au Front national, il est alors également président de l'association Corse – Israël.

Sa conversion à un parti créé par Jean-Marie Le Pen condamné pour des propos négationnistes peut surprendre.

"Peut-être que Jean-Marie Le Pen a eu quelques propos qui sont regrettables, qui sont certainement regrettables. Mais autour de Marine Le Pen aujourd'hui, vous voyez bien qu'il y a des juifs, des homosexuels, des francs-maçons, etc. etc."

L'entrée au Front national date de 2014. Ne pouvant être candidat pour raisons professionnelles en 2015, sa femme, Françoise, devient conseillère territoriale. Et si la politique devrait s'arrêter, le choix est déjà fait.

"Si un jour, je devais tout quitter, je ne rentrerai pas dans un monastère, mais je pense que je plongerai totalement dans des études théologiques beaucoup plus poussées."

Mais son enjeu est aujourd'hui d'être au second tour des législatives.

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