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Libération de la Corse, témoignages de 11 mois d'occupation

Lina Silamy, 83 ans, a vécu la guerre. Sa famille est juive. Alors qu'en 1943 Hitler appliquait sa solution finale dans le reste de l'Europe, la petite fille se réfugie avec sa famille dans le village de Bocognano.
Au total l'île a connu 11 mois d'occupation. La libération intervenue précocement par rapport au reste du territoire est le fruit d'une insurrection populaire. Une occupation de courte durée mais qui a marqué les esprits, comme pour Germaine Gravini.
 
"J'avais 13 ans. A cet âge-là vous ne savez pas ce que c'est la guerre, on ne réalise pas mais après… quand je voyais mes parents, il fallait partir, on donnait l'alerte; il fallait aller à l'abri, courir pour éviter les bombes, c'est sûr qu'après j'ai compris", se souvient-elle.

Lina Silamy avait 8 ans quand elle a connu la guerre. Sa famille était juive, arrivée de Turquie. Et alors qu'en 1943 Hitler appliquait sa solution finale dans le reste de l'Europe, la petite fille s'est réfugiée avec sa famille dans le village de Bocognano, en Corse-du-Sud.

"Le préfet Ballay a dit qu'il n'y avait pas de juifs en Corse, ce qui était faux mais c'est ce qu'il a répondu ajoutant que même s'il y en avait, la population verrait d'un très mauvais œil qu'on puisse faire des discriminations."

"Autre point positif, on n'a pas été occupé par les Allemands mais par les Italiens et on a été libéré en 43, alors qu'en 1943 sur le continent il y avait encore des déportations."
 
Libération de la Corse, témoignages de 11 mois d'occupation
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