Législatives – La France insoumise bat la campagne

Législatives – La France Insoumise bat la campagne en Corse / © FTVIASTELLA
Législatives – La France Insoumise bat la campagne en Corse / © FTVIASTELLA

Dans cette campagne des législatives, les candidats parcourent de nombreux kilomètres dans des circonscriptions où l'urbain côtoie des zones rurales désertifiées. Mais pour les candidats de La France insoumise dans la 1ère circonscription de Corse du Sud, pas question de faire l'impasse.

Par France 3 Corse ViaStella

Salice est l’une des six communes de la microrégion du Cruzzini en Corse du Sud. C’est aussi l’un des territoires les plus isolés de Corse et les plus pauvres aussi. Seuls trois candidats y sont passés depuis le début de la campagne.

Aucun électeur d'ailleurs pour accueillir ce jour-là, la tournée des candidats de La France insoumise dans la 1ère circonscription de Corse du Sud, Jacques Casamarta et Christine Malfroy, sa suppléante. Les rares habitants rencontrés ne croient pas que cette élection puisse changer quoi que ce soit pour leur village.

"Quand vous voyez que l’on a attendu 30 ans pour que l’on repasse un simple goudron sur notre route de Tartavella, je ne vois pas ce que l’on peut faire de plus", indique Pierre, électeur au village. 

Législatives – La France insoumise bat la campagne
Sébastien Girard, sapeur forestier habitant de Salice; Pierre Carli, électeur à Salice, habitant à Ajaccio; Jacques Casamarta, candidat La France insoumise; Marie Françoise Emmanuelli, retraitée, habitante de Lopigna; Christine Malfroy, suppléante - France 3 Corse ViaStella  - Florence Antomarchi, Marion Fiamma

"Il y a 66.000 personnes dans cette île qui vivent en dessous du seuil de pauvreté et il y en a une sur quatre dans les villages", explique Jacques Casamarta.

"Aujourd’hui parler du programme, c’est parler de l’avenir des gens et de leur dire que si on ne développe pas des services publics, si on ne s’occupe pas de l’intérêt général humain, on passe à côté de quelque chose de très important."

"Les médecins, je n’en ai pas croisé. On a fait 7 villages, il n’y a pas eu un seul cabinet médical. Les déserts médicaux, cela n’aide pas les gens à vouloir s’installer ou en tout cas à vouloir y rester", ajoute Christine Malfroy.

Reste à convaincre de l’importance de faire entendre sa voix. Pas toujours facile dans une circonscription où le taux d’abstention a atteint les 35,6% lors de l’élection présidentielle.

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