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L’association Patriotti mobilisée contre le retrait des fusils de chasse à des militants nationalistes 

© Ghjuvan Filippu Antolini
© Ghjuvan Filippu Antolini

Le 1er septembre, à Porto-Vecchio, l’association Patriotti a apporté son soutien aux militants Alain Ruggeri et Olivier Sauli qui ont reçu l’interdiction de posséder ou d’utiliser des fusils de chasse. Un acte qui va à l’encontre de la culture corse selon le collectif.  

Par A.A/France 3 Corse ViaStella

« Avà basta », lance Ghjuvan Filippu Antolini. Il est membre de l’association Patriotti qui défend les anciens prisonniers dits politiques. Pour lui, comme pour le reste du collectif, la décision juridique d’interdire à deux militants nationalistes, Alain Ruggeri et Olivier Sauli, l’acquisition et la détention de fusil de chasse, ne passe pas. 

En plus « d’une nouvelle forme de harcèlement » à l’encontre du mouvement national, l’association, réunie à Porto-Vecchio le 1er septembre, dénonce la volonté de l’État « d’étouffer la culture de la terre » insulaire. « La chasse est une réalité historique et culturelle transmise de génération en génération par coutumes familiales. […] Les deux membres du collectif l’ont toujours pratiquée avec discernement et dans le respect des normes et des procédures », soutient-elle.

 
© Ghjuvan Filippu Antolini
© Ghjuvan Filippu Antolini
 

« Désobéissance civique » 


Un choix d’autant plus incompréhensible pour l’association Patriotti qu’OIivier Sauli a été la cible d’une tentative d’assassinat en 2014. « Les auteurs n’ont jamais été arrêtés, il lui sera donc impossible de se défendre en cas de besoins », insiste Gjuvan Filippu Antolini. 

Ainsi, le collectif appelle à une « désobéissance civique de celles et ceux qui refusent l’étouffement de notre corps social », ainsi qu’à une mobilisation contre des mesures « liberticides et anti-corses ». Ils demandent aux gendarmes « de ne pas les provoquer et de ne pas les persécuter ». 

Alain Ruggeri et Olivier Sauli ont été respectivement condamnés à deux ans et trois ans de prison, dont six mois avec sursis, en 2011 et 2012, pour des faits de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste. Quelques élus étaient également présents à Porto-Vecchio pour apporter leur soutien à l'association comme Paul-André Colombani, député de la 2e circonscription de Corse-du-Sud ou encore Jean-Christophe Angelini, conseiller territorial et président de l'agence pour le développement économique de la Corse. 

 



 

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