Quelques règles de sécurité pour chasseurs consciencieux

Les premières battues pour traquer le sanglier ont été organisées lundi 15 août, comme ici à Tallone, en Haute-Corse. / © Christian Giugliano/France 3 Corse ViaStella
Les premières battues pour traquer le sanglier ont été organisées lundi 15 août, comme ici à Tallone, en Haute-Corse. / © Christian Giugliano/France 3 Corse ViaStella

Dans l’île un accident de chasse survient tous les trois ou quatre ans, principalement lors de battues aux sangliers. Petit rappel de l’importance des règles de sécurité quand il s’agit de manier une arme.

Par France 3 Corse ViaStella

La battue a été fructueuse en ce dimanche à Ocana dans la vallée du Prunelli. Ici, tous les participants sont identifiés avec un gilet de couleur. Et les règles de sécurité sont régulièrement rappelées. Avant tout, les chasseurs se déplacent avec un fusil déchargé, pas question de marcher avec une cartouche dans le canon.

Ensuite il faut bien identifier la cible avant de tirer. « Ça peut être un chien, ça peut être une personne. Donc on ne tire pas au bruit. On identifie la cible. Ensuite, respecter les angles de tir. Les angles de tir, le maximum c’est 30 degrés, et vers le bas tant que possible », explique Claude Marti, vice-président de la fédération de la chasse de la Corse-du-Sud.

Quelques règles pour chasseurs consciencieux
Intervenants : Claude Marti Vice président de la fédération de la chasse de la Corse-du-Sud ; Jean-Jacques Muraccioli Président de l'association de chasse de la vallée du Prunelli Reportage : MORET Dominique ; Rombaldi Franck-Jean-Toussaint ; LAMETA Dominique


« On multiplie le risque d’accident »


Un carnet de battue atteste d’une attention particulière pour la gestion du gibier et du territoire. Les zones de chasse sont identifiées d’autant plus que la vallée est particulièrement touristique. « La prolifération de sangliers a multiplié le nombre d’équipes de chasse. 

Donc on multiplie le nombre d’équipes de chasse, on multiplie le territoire, on ajoute tous ceux qui arrivent dans la nature, on multiplie le risque d’accident
», Jean-Jacques Muraccioli, président de l'association de chasse de la vallée du Prunelli. 

En moyenne, les chasseurs d’Ocana tuent entre 100 et 150 sangliers par saison.  Quelques fois, le chef de battue s’est trouvé dans l’obligation d’exclure des membres peu scrupuleux des règles pour que la chasse reste un moment convivial loin des drames.


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