Rondinara : Pierre Ferracci s’exprime sur la polémique autour de ses villas

ILLUSTRATION - Vue du site de la Rondinara (Corse du Sud), en 2009. / © GERARD BALDOCCHI / MAXPPP
ILLUSTRATION - Vue du site de la Rondinara (Corse du Sud), en 2009. / © GERARD BALDOCCHI / MAXPPP

Après la polémique concernant les villas de Pierre Ferracci dans la baie de Rondinara, ce dernier a souhaité répondre à un article du Monde au contenu jugé « très partial » et niant certaines assertions.

Par A.P.

« Il suffit [...]  que deux Associations affirment avec bruit et fureur qu’il n’y a pas de permis et que, de toute façon, s’il existe, il est illégal, pour qu’on soit carrément accusé d’avoir bénéficié d’un jugement de faveur. »

Dans une lettre publiée ce jeudi en réponse à un article du Monde datant du 7 juillet dernier, Pierre Ferracci a tenu à préciser "la position qui est lamienne depuis l'origine", concernant l’affaire de ses villas édifiées dans la baie de Rondinara, près de Bonifacio.

Consultez le communiqué complet de Pierre Ferracci ici :


Un permis de construire bel et bien existant


Ce dernier tient à souligner sa légitimité :

Malgré la pénalité financière infligée, trois décisions de justice ont reconnu la légalité du permis et l’intérêt des modifications que j’ai apportées au permis initial.


L’homme d’affaires a en effet obtenu un permis de construire pour un hameau de 5 villas situées près d’un amas rocheux. Mais il finit par édifier deux villas, 150m plus loin, ce qui porte l’affaire au tribunal. Pierre Ferracci explique avoir fait ce choix « pour éviter qu’en étant situées sur une crête, elles dominent la baie de Rondinara, et soient visibles de très loin ».

Cet argument séduit le tribunal correctionnel d’Ajaccio qui en 2016 déclare : « les constructions s’insèrent mieux dans le paysage » que si M. Ferracci avait fait réaliser son projet initial.
 

L’ « acharnement regrettable » des associations


Pierre Ferracci s’oppose également aux associations environnementales dont deux se sont constitué partie civile, ABCDE et U Levante :

Les Associations continuent à faire preuve d’un acharnement regrettable, qu’on ne retrouve pas dans l’Ile pour d’autres opérations bien plus compromettantes pour l’environnement.


« Plutôt que contester le permis avant même la mise en oeuvre (Novembre 2008) ou tout au début du chantier, elles ont attendu la fin des travaux (Février 2013 !) pour inciter les services de l’Etat à venir dresser un procès-verbal », dénonce M. Ferracci.
 

Le respect des idées son père


Cet enfant de l'Ile revient également sur la référence faite à son père, Albert Ferracci, « figure de la Résistance communiste en Corse ».

Ceux qui connaissent l’unité qui caractérise notre famille et la solidité des liens qui nous unissent, n’imaginent pas une minute que j’aie pu me lancer dans cette aventure contre son gré. Il avait une haute idée de la défense de l’environnement et s’était battu pour l’accessibilité des plages de la baie de Rondinara comme de celle qui longe le terrain qui m’appartient aujourd’hui. Mais il ne confondait pas cette défense avec l’étouffement de tout développement qui caractérise certains comportements.


Enfin, Pierre Ferracci rappelle que ses villas n’ont pas de valeur spéculative « puisqu’elles n’ont pas vocation à être vendues, ni aujourd’hui, ni demain, ni un jour. J’y établirai ma résidence principale dans moins de deux ans. »
 

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