• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Sartène : les jeunes toujours attirés par la filière agricole malgré les difficultés

Samedi, les portes du salon des métiers agricoles ouvriront au grand public. Les scolaires ont pu s’y rendre en avant-première, et malgré des politiques agricoles rudes, la motivation reste intacte.

Par France 3 Corse ViaStella

Le meilleur ami de l'homme est également le meilleur gardien des troupeaux. Ce chien de berger et son maître viennent tout droit de la Franche-Comté pour une démonstration visant à informer sur les métiers de l'agriculture. Dans le public, des élèves d’une classe de 3e de Sartène.

Être agriculteur ou pas, quelques-uns se posent la question. « Plus tard, j’aimerais bien être vigneron. Mon père a déjà un domaine viticole », indique Ange-Marie. « C’est un peu compliqué quand même. Déjà, il faut s’occuper de toutes les plantes, de tous les animaux. Être là H24, il ne faut pas quitter son boulot, il faut être présent du matin jusqu’au soir », estime Marika.

Le lycée agricole de Sartène organise le salon des métiers. Les deux premiers jours sont consacrés aux classes de 4 ème et 3ème. Le but est de susciter des vocations malgré les difficultés inhérentes à la profession.

« Un jeune s’il comprend que pour être agriculteur, il faut être un bon gestionnaire. Il faut être capable de bien appréhender son exploitation, d’avoir des stratégies de fonctionnement, il peut se retrouver dans ce monde », explique Pascale Teysseire, proviseur du lycée agricole de Sartène.

« On peut très bien travailler seul »


L'actualité du monde agricole, c'est des manifestations pour obtenir le maintien des aides de la Pac ou encore du foncier difficile à trouver. Apparemment pas de quoi décourager ces deux élèves de première.

« Malheureusement avec la mécanisation ça va être de plus en plus dur de s’installer ou de faire une bergerie avec les normes européennes, ou même faire la gestion forestière. Mais la motivation elle sera toujours là jusqu’au bout », souligne Baptiste. « Ça ne nous inquiète pas vu qu’avant ils faisaient sans. Donc on peut très bien faire sans les aides sans personne. On peut très bien travailler seul vu qu’avant ils faisaient comme ça », estime quant à lui Jean-Roch.



« Volonté de perpétuer le métier des parents »


Une quinzaine d'activités sont présentées. Les ateliers vont de la fabrication du brocciu et du fromage jusqu'aux métiers liées à l'exploitation de la forêt. Les démonstrations sont faites par les futurs agriculteurs.

« On a un petit peu de tout. On a des fils d’agriculteurs, on a des gens qui sont arrivés là un petit peu par hasard aussi. Ensuite, sur les parties environnementales, on a beaucoup de gens qui sont assez portés vers la nature. Après, pour l’élevage, c'est assez diversifié. Mais en général, ils ont dans leur famille des éleveurs ou des agriculteurs, et ce sont des reprises, c’est une volonté de perpétuer un petit peu le métier des parents », précise Valérie Logli, enseignante.

Samedi, le salon des métiers agricole ouvre grand ses portes. Après les collégiens, l'établissement invite le grand public à la découverte.


A lire aussi

Sur le même sujet

Question/Réponse : Eric Leoni, professeur à l'université de Corse

Les + Lus