À Sorru in Musica, "la culture, c’est un médicament aussi important que n’importe quel vaccin"

Bertrand Cervera, le directeur du festival itinérant (21-30 juillet) qui débute aujourd’hui, veut rendre accessible la culture à tous avec Sorru in Musica, qui revient pour une 17e édition particulière avec le Covid-19. C’est l’un des seuls festivals maintenus cet été en Corse.

ILLUSTRATION/ Sorru In Musica le 21 juillet 2016 à Vicu
ILLUSTRATION/ Sorru In Musica le 21 juillet 2016 à Vicu © France 3 Corse ViaStella
Il est des mots qui ont investi notre quotidien, du Covid-19 au gel hydroalcoolique en passant par toutes les déclinaisons du terme confinement. Le festival Sorru in Musica, qui s’ouvre ce mardi 21 juillet à Vicu, débutera ainsi par une "soirée festive déconfinée" au couvent Saint-François, à Vicu. Une manière de fêter la musique avec le retour du festival itinérant et gratuit, du 21 au 30 juillet, pour sa 17e édition.

Pendant dix jours, Sorru in Musica voguera à travers les Dui Sorru, de Vicu à Evisa en passant par Renu. Et Covid-19 oblige, l’un des seuls festivals maintenus en Corse cet été jouera le jeu des gestes barrières et de la distanciation sociale : 2 000 masques et du gel hydrooalcolique ont été achetés, alors que le festival se déroulera exclusivement en plein air et dans le respect de la fameuse distanciation physique d’un mètre.

"On a besoin de jouer, partager, exprimer ce qu’on a à l’intérieur, parler de cette année un peu folle et se remettre sur les rails de la culture"

Bertrand Cervera, directeur du festival

Après avoir proposé une version confinée dès le début du confinement, avec sa version #InCasa, le festival n’a jamais vraiment pensé annuler son édition, même si la présence du public n’était pas forcément assurée. "Il fallait le faire coute que coute, explique le directeur Bertrand Cervera, également violoniste. On a besoin de jouer, partager, exprimer ce qu’on a à l’intérieur, parler de cette année un peu folle et se remettre sur les rails de la culture." Et d’ajouter : "La culture, c’est un médicament aussi important que n’importe quel vaccin."

Le directeur du festival, qui accompagnera notamment au violon l'acteur et réalisateur Robin Renucci, le 26 juillet à l’occasion de la lecture du Premier Homme d’Albert Camus, a lutté contre les éléments pour proposer ces dix jours de culture : "On a été aidé par rien. Les billets d’avions sont chers, il n’y a pas de voitures de location, on a l’impression de vivre quelque chose de cauchemardesque. Mais on a quand même réussi à se débrouiller, il y aura plein de musiciens insulaires."

L'équipe audiovisuelle, nouveauté de l'année

Plus que jamais, l’édition 2020 s’attachera à rendre la culture accessible à tous, partout sur le territoire – l’ensemble des activités culturelles de l’association Sorru in Musica est basé sur l’accessibilité à tous et sur l’éducation populaire. "Notre but, c’est l’éducation populaire. C’était très important de rendre les concerts gratuits, et que tout le monde y ait accès", glisse Bertrand Cervera, qui parle de "simplicité dans l’excellence". Cette année, la simplicité s’adaptera au contexte sanitaire : une équipe audiovisuelle permettra de diffuser des images sur les réseaux sociaux, notamment sur la page Facebook du festival et sur son site internet. "On travaille à proposer une offre numérique, en même temps qu’une offre vivante."

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