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Corse : les éleveurs mitigés face aux mesures évoquées contre la propagation de la peste porcine 

© François-Albert Bernardi / FTVIASTELLA
© François-Albert Bernardi / FTVIASTELLA

Pour éviter une éventuelle propagation de la peste porcine certaines mesures sont envisagées par le gouvernement. Les animaux devraient rester dans des enclos pour éviter tout contact entre les troupeaux ou avec les sangliers. Certains éleveurs protestent.

Par France 3 Corse ViaStella

À Monte, dans l’Altu-di-Casacconi, Gilles Loubat élève des porcs de race corse depuis 20 ans. Il en a actuellement une centaine. Après avoir signé la charte de l’appellation d’origine protégée (AOP), il a souffert de l’arrivée du cynips et de la raréfaction des châtaignes. 

Quand le gouvernement parle d’imposer, d’ici à 2021, un confinement des bêtes derrière une double clôture pour éviter la propagation de la peste porcine, présente en Chine, Pologne, Belgique, et selon certaines sources non confirmées en Sardaigne, Gilles Loubat comprend les enjeux. « On est inquiet. C’est notre gagne-pain, notre passion. On est obligé d’être derrière les cochons du matin au soir et les faire rentrer tous les soirs au bercail. Quand il y aura l’époque des châtaignes, on sélectionnera les cochons que l’on doit passer en AOP et il faudra rester derrière pour surveiller. En ce qui concerne la double clôture, c’est ce qu’il faudrait faire. Mais tout ça a un coût », explique l’éleveur. 
 

« L’élevage corse est extensif »


Ce coût est un des problèmes évoqués mardi 11 juin lors d’une réunion d’éleveurs à Corte. Mais l’idée du confinement pose d’autres questions. « La spécificité de l’élevage corse, c’est qu’il est extensif. Il est sur des surfaces importantes. C’est ce qui fait toute la qualité de la production insulaire, ce qui fait ce qu’elle a de remarquable et particulier. Nos porcs dits coureurs se déplacent, se dépensent physiquement et ont une alimentation très variée. Ce qui fait la qualité de la viande et de la charcuterie à terme », souligne Pierre Acquaviva, président de la chambre régionale d’agriculture. 

 


Les éleveurs corses ont décidé de créer un comité technique qui aura pour mission de trouver rapidement un compromis avec le gouvernement. 


 

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