Corse : l'emploi du feu interdit du 15 juin au 30 septembre prochain

L'emploi du feu sera interdit par arrêtés préfectoraux dans les deux départements insulaires du 15 juin au 30 septembre prochain. Les contrevenants s'exposent à des peines d'amende pouvant aller jusqu'à 100.000 euros, et des peines d'emprisonnement.

Illustration - Un panneau "feu interdit" à la lisière d'une forêt.
Illustration - Un panneau "feu interdit" à la lisière d'une forêt. © Jean-Marc LOOS / MaxPPP

L'emploi du feu sera strictement interdit en Haute-Corse comme en Corse-du-Sud pour la période du 15 juin au 30 septembre prochain, annonce la préfecture de Corse-du-Sud dans un communiqué.

Une interdiction qui s'applique "à tous, y compris les propriétaires et leurs ayant-droit". Ainsi, "l’ensemble des obligations des particuliers relatives aux obligations légales de débroussaillement devront donc être satisfaites avant le 15 juin."

Jusqu'au 15 juin, les restrictions à l'emploi du feu déjà en vigueur restent applicables. L'emploi du feu est donc toujours interdit en cas de vent modéré, et le brûlage à l'air libre de tous les déchets interdit par le code de l'environnement.

Dans ce second cas, des dérogations sont néanmoins accordées pour les seuls déchets issus de la mise en oeuvre des obligations légales de débroussaillement, et des activités professionnelles des agriculteurs et des forestiers. L'obligation de toutes les prescriptions réglementaires est cependant indispensable, insiste la préfecture de Corse-du-Sud, à savoir : 

Enfin, "il est également recommandé d’informer le service d’incendie et de secours (18 ou 112) avant le début de l’incinération et à son issue."

Les arrêtés relatifs à l’emploi du feu pour les deux départements de Corse sont disponibles sur les sites internet départementaux des services de l’Etat : http://www.corse-du-sud.gouv.fr et http://www.haute-corse.gouv.fr.

À savoir que les contrevenants à l’arrêté d’interdiction engagent leur responsabilité civile et s’exposent à des poursuites pénales. À cet effet, le code pénal prévoit des peines d’amende pouvant aller jusqu’à 100 000 euros, ainsi que des peines d’emprisonnement, précise la préfecture, qui conclut : "la protection des personnes, des biens, de l’environnement repose sur le civisme de tous".

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