Les Corses résistent au médicament générique

Les Corses résistent au médicament générique
Reportage : Sophie Colonna Di Cinarca, pharmacienne // Marie-Madeleine Guillou, directrice de la CPAM de Corse // Philippe Kervella, medecin généraliste - Sylvie Wolinsky, Caroline Ferrer

En France, la Corse est la plus mauvaise élève quand il s’agit de remplacer certains médicaments par leurs génériques. Si l’île atteignait les objectifs nationaux, la sécurité sociale économiserait 400 millions d’euros sur 5 ans.

Par France 3 Corse ViaStella

Sur le continent, le taux de pénétration du médicament générique 83,2%. En Corse, il est de 78,9 % : l’île est la plus mauvaise élève du pays.

"Sûr et efficace"

« Nous pensons que les assurés n’ont pas eu suffisamment d’informations pour les rassurer, les convaincre que les traitements génériques sont aussi sûrs et efficaces » estime Marie-Madeleine Guillou, directrice de la CPAM de Corse. 

C’est aussi une question d’habitude, assure Philippe Kervella, médecin généraliste : « Les personnes âgées, qui ont souvent l’habitude d’un aspect de médicament, d’un type de médicament, d’une couleur, d’une forme, ont du mal à s’adapter aux changements réguliers de ce produit selon le laboratoire qui le fabrique. »

30% plus cher

Certains usagers préfèrent payer davantage pour ne pas prendre le générique. Une dépense qui peut aller jusqu’à 30% supplémentaires.

Si la Corse atteignait ses objectifs nationaux dans l’utilisation des médicaments génériques, la Sécurité sociale pourrait économiser jusqu’à 400 millions en 5 ans.

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