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Demande de remise en liberté rejetée pour Guy Orsoni

ARCHIVES - La cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches du Rhône) / © Edouard COULOT / MAXPPP
ARCHIVES - La cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches du Rhône) / © Edouard COULOT / MAXPPP

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a rejeté mercredi soir la demande de mise en liberté de Guy Orsoni, le fils de l'ex-leader nationaliste Alain Orsoni, acquitté le 30 juin de deux assassinats mais condamné à 8 ans de prison pour une association de malfaiteurs.

Par France 3 Corse ViaStella avec AFP

Son avocat Me Martin Reynaud soutenait que son client serait détenu sans titre valable de détention en raison d'une mauvaise application d'un article du code de procédure pénale par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. "On ne bricole pas avec le droit, on ne bricole pas avec la liberté" a-t-il plaidé.

Le parquet général a contesté ces arguments juridiques, faisant également valoir les risques de fuite de Guy Orsoni.  Le jeune homme avait été interpellé en 2011 à Madrid au terme d'une longue cavale. Des écoutes entre le fils et son père laissaient alors clairement présager l'hypothèse d'un départ vers le Gabon, "une destination d'où on n'extrade pas".

Entendu par la chambre de l'instruction en visioconférence depuis les Baumettes, Guy Orsoni  a assuré qu'il n'entendait plus se soustraire à la justice: "Si je suis en liberté, je ne fuirai pas un procès d'assises en appel. J'ai fait une très grave erreur en prenant la fuite mais à l'époque j'ai eu peur non pas d'un procès en assises mais d'une très longue détention provisoire. J'ai ressenti un a priori des juges d'instruction qui avaient placé mes proches et mon père en détention provisoire".

La chambre de l'instruction a rejeté la demande de mise en liberté Jean-Baptiste Ottavi, également acquitté le 30 juin pour les faits criminels mais condamné pour une infraction sur les armes à cinq ans de prison.

La cour d'assises des Bouches-du-Rhône  a jugé du 11 mai au 30 juin douze accusés pour leur implication à des degrés divers dans deux assassinats et une tentative commis en 2009 à Ajaccio et dans sa région dans un contexte, soutenait l'accusation, de guerre entre bandes rivales.

Un acquittement général avait été prononcé pour les deux assassinats et la tentative qui étaient au coeur du dossier. Deux acquittements avaient aussi été prononcés, ainsi que des peines allant d'un an de prison --notamment pour Alain Orsoni, condamné pour des menaces de mort-- à huit ans d'emprisonnement, pour son fils Guy, condamné pour une association de malfaiteurs en vue d'obtenir des faux papiers.

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