Dans un communiqué, le président du Conseil exécutif de Corse appelle à la fusion de la Chjama, Inseme per a Corsica et du Partitu di a Nazione Corsa (PNC) pour développer leur force politique, y compris à l’international.
Les élections territoriales de Corse auront lieu en décembre de cette année et les forces politiques s’organisent.
Cette fois-ci, il ne serait plus question de coalition entre les nationalistes modérés, comme c’est le cas depuis les territoriales de 2010, mais de « fusion » des 3 entités qui composent Femu a Corsica.
« Femu a Corsica doit donc évoluer fortement et rapidement, et devenir un véritable parti de gouvernement, adossé à un fonctionnement respirant et démocratique, ouvert à la société civile, présent sur tous les terrains de lutte et d’action, au plan interne comme au plan international », écrit Gilles Simeoni dans un communiqué.
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Réunion
Il précise : « Cette évolution est conforme à la volonté exprimée par la Chjama, Inseme per a Corsica et le PNC qui ont à plusieurs reprises ces derniers mois acté la nécessité de fusionner au sein d’une seule et même structure, et se sont souvent regroupés en comités régionaux « Femu » pour accélérer ce processus ».Une réunion constitutive de ce nouveau parti est prévue le 30 juillet 2017 à 10h30, à l’Université de Corse, à Corte.
Jean-Christophe Angelini, secrétaire national du Partitu di a Nazione Corsa semble accepter l’idée mais ne veut pas se voir imposer un calendrier : « Je suis favorable à un parti de gouvernement, à la condition expresse qu’il soit un parti de militants", explique-t-il. "Et dans le même ordre d’idées, je pense qu’il est fondamental que nous affirmions une ligne politique, qui ne saurait pas se confondre en tout point avec la majorité territoriale. Je pense que le parti à venir a vocation à être un parti structuré, autonome."
Car sur la fusion de Femu a Corsica, chacun a son point de vue concernant les modalités. Jean Biancucci, A Chjama Naziunale : "Nous avons bien entendu évalué toutes les possibilités, aujourd’hui il n’en reste qu’une, c’est de constituer Femu a Corsica c’est le premier niveau, le deuxième niveau étant bien entendu l’union avec Corsica Libera."
Car ce débat sur l’union des nationalistes modérés qui intervient entre deux élections stratégiques en cache un autre : celui du débat sur l’union avec Corsica Libera pour les élections territoriales. Une liste ou deux ? Rien n’est tranché.