Grève à La Poste : rassemblements à Ajaccio et Bastia

Ce jeudi matin, les employés de La Poste ont manifesté à Ajaccio et à Furiani. Les principales revendications des grévistes sont liées à l'emploi, aux conditions de travail et à la gestion sociale de l'entreprise. Dans la cité impériale, ils étaient une soixantaine sur le cours Napoléon.

Ce 23 septembre, il n'y a pas que les enseignants qui appelaient à le grève. Du côté de La Poste, un préavis de 24 heures avait été déposé par la CGT-FAPT. 

Ce jeudi matin, à Ajaccio, une soixantaine de salariés de tous les services de l'entreprise s'est rassemblée devant La Poste du cours Napoléon.

Dans le même temps, une cinquantaine de personnes manifestait devant le bureau de Furiani, au sud de Bastia. Dans l'assistance, on notait la présence de Jean-Félix Acquaviva, député de la deuxième circonscription de Haute-Corse.

Dans les deux villes, les grévistes entendent dénoncer leurs conditions de travail et demandent notamment "plus de moyens adaptés dans toutes les directions".

À Ajaccio, ils craignent également la fermeture du centre financier. "Aujourd'hui, le plan stratégique de la Poste pour les prochaines années met en danger de nombreux emplois en Corse, notamment au centre financier, au service du courier, mais aussi au niveau du réseau des bureaux de poste, indique Rudy Albertini, responsable de la CGT-FAPT Corse-du-Sud. Au centre financier, il y a des actvités qui vont partir sur le continent. On va donc se retrouver avec très peu de services. Entre 50 et 60 emplois sont menacés."

Inquiétudes au niveau social

Dans ce même plan stratégique du groupe La Poste, la ditribution du courrier inquiète également les grévistes. "Le schéma industriel prévu par notre direction régionale va regrouper les établissements les plus importants au niveau distribution, explique Rudy Albertini. Là aussi, on soupçonne la perte d'une cinquantaine d'emplois."

Au niveau social, une double inquiétude subsiste pour le représentant syndical : "il y a des nouveaux horaires voulus dans le cadre de la réorganisation de l'entreprise. Ceux-ci ne concilieraient pas forcément vie privée et vie publique. De plus, ces dernires années, La Poste a renoncé aux conventions avec les crèches et les centres de loisirs et aérés. On n'a donc plus ces possibilités à bas prix pour les postiers. Et donc, demain, ils vont être livrés sur de nouveaux horaires avec des coûts supplémentaires également."

Après s'être déplacés vers la préfecture, les grévistes attendaient d'être reçus par leur direction. À midi, celle-ci ne leur avait pas encore répondu.

Contactée par nos soins, la direction de La Poste n'a pour l'instant pas donné suite à nos sollicitations.

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