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Bastia : le président de la Fédération française de tennis comparaîtra devant le Tribunal correctionnel

Bastia : le président de la Fédération française de tennis comparaîtra devant le Tribunal correctionnel

Bernard Giudicelli, récemment élu président de la Fédération française de tennis, est mis en cause par la justice dans le marché du pôle tennis de Lucciana pour défaut de publicité dans des travaux. Le Bastiais comparaîtra avant l’été par le Tribunal correctionnel de Bastia, selon Corse-Matin.

Par France 3 Corse ViaStella

C’est une affaire ancienne qui pourrait rattraper Bernard Giudicelli, président de la Ligue de Corse de tennis entre 1991 et février 2017. En 2013, il attribue un marché de travaux pour la construction du centre territorial de tennis dans la commune de Lucciana.

Un marché assez conséquent de 2,8 millions d’euros, dont 2,4 de travaux. Un projet financé par la Collectivité Territoriale à hauteur de 1,4 million d’euros et le Centre national du sport qui débourse 390 000 euros. Le reste est financé par un emprunt.

Un avis de marché est lancé en janvier 2013, et trois semaines plus tard, en février, la commande est passée et le chantier débute. Mais un entrepreneur (la société de charpente BCA) reproche à la fédération, représentée par Bernard Giudicelli, de ne pas avoir fait de publicité des offres.

Favoritisme

Après un échange de courriers entre les parties, la BCA dépose une plainte en avril 2014 auprès du procureur de la République de Bastia pour « favoritisme ». Le pôle économique et financier du Tribunal de Grande Instance ouvre ainsi une enquête.

Les gendarmes qui en sont chargés disent ainsi que « le président de la Ligue corse de tennis ne pouvait ignorer que ces travaux, financés en majorité par des fonds publics, devaient faire l’objet d’une procédure adaptée », selon des propos rapportés par Corse-Matin.

Ils auraient aussi découverts un autre dysfonctionnement dans la procédure d’attribution des travaux. Le parquet de Bastia prépare ainsi une citation à comparaître. Bernard Giudicelli devra faire face à la justice avant l’été.

Dans un communiqué de presse publié le 15 mars 2017, la Fédération française de tennis défend son nouveau patron, qui n'aurait « reçu aucune aucune citation de la part du tribunal ». « Bernard Giudicelli et la Ligue de Corse sont donc totalement sereins sur ce dossier, » poursuit la fédération sportive, dont le communiqué est disponible ci-dessous.

Communiqué de presse de la Fédération française de tennis du 15 mars 2017

La presse s'est fait l'écho ce mercredi 15 mars d'une éventuelle prochaine convocation de M. Bernard Giudicelli devant la justice de Bastia pour une affaire qui a déjà été jugée en novembre 2015, soit il y a plus de 15 mois. A cette date, le Tribunal de Grande Instance de Bastia avait tranché en faveur du Président de la Ligue de Corse concernant le dossier de construction du Centre de la Ligue de Corse à Lucciana. Cette décision mettait alors un terme aux poursuites.

Selon l'article de « Corse-Matin » qui n'apporte aucun élément nouveau, l'affaire pourrait être relancée par le Parquet. A ce jour, Monsieur Giudicelli n'a reçu aucune citation de la part du tribunal.

Dans cette affaire, que reproche-t-on à l'ancien Président de la ligue de Corse ? Tout simplement d'avoir prétendument omis d'utiliser tous les supports officiels pour faire la publicité du marché public relatif à la construction du Centre de Ligue. Sur les conseils du Service juridique de la FFT, la Ligue de Corse avait fait publicité de ce marché public uniquement sur son site internet. Ce qui avait permis à une trentaine d'entreprises de répondre. Sur le fond, comme sur la forme, Bernard Giudicelli et la Ligue de Corse sont donc totalement sereins sur ce dossier et la construction du Centre de Ligue qui aura mis 10 ans avant de se concrétiser.

Toutefois, à ce stade, et compte tenu de la complexité du code des marchés publics, Bernard Giudicelli n'entend formuler aucune autre observation avant une éventuelle citation et en attendant que son avocat ait eu accès au dossier. Il remarque néanmoins que ce dossier est relancé plus de 15 mois après la décision initiale du tribunal de Bastia et moins d'un mois après son élection à la présidence de la Fédération Française de Tennis.

Paris, le 15 mars 2017

La Fédération Française de Tennis

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