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Bastia : l’exigence de la filière hypokhâgne du lycée Giocante 

La sélection est rude : un candidat sur quatre intégrera la filière lettres supérieures du lycée Giocante de Bastia. / © Jennifer Cappai / FTVIASTELLA
La sélection est rude : un candidat sur quatre intégrera la filière lettres supérieures du lycée Giocante de Bastia. / © Jennifer Cappai / FTVIASTELLA

La filière khâgne –hypokhâgne est un peu aux lettres ce que les maths sont à maths sup-maths spé. Cette filière existe au lycée Giocante de Bastia et compte une soixantaine d'étudiants. Une filière qui prépare aux grandes écoles.

Par France 3 Corse ViaStella

Les classes préparatoires hypokhâgnes, première année d’études supérieures de lettres, accueillent des étudiants âgés en moyenne de 18 à 19 ans

Ils ont souvent été gratifiés d'une mention très bien au baccalauréat l'an dernier. « Je suis venue en prépa pour avoir un certain bagage. Il y a la réputation de la prépa où on a ce gain de maturité, ça apporte beaucoup de culture. J’ai fait prépa par rapport à ça et ça apporte aussi beaucoup d’opportunités », explique Carla Kevorkoff, étudiante.

Mais la sélection est rude : un candidat sur quatre intégrera la filière lettres supérieures du lycée Giocante de Bastia. Ce dispositif d'élite compte une trentaine d'étudiants en première année. 
 
Bastia : l’exigence de la filière hypokhâgne du lycée Giocante 
Intervenants - Carla Kevorkoff, Etudiante ; Théo Cheymol, Etudiant ; Jean-Martin Mondoloni, Proviseur du lycée Giocante ; Marie-Alexandra Colombani, Professeur d'Italien ; Emmanuel Boisset, Professeur de Lettres. Equipe - Caroline Ferrer ; Jennifer Cappai ; Jean-Jérôme Delsol.


L'objectif suprême, à l'issue de la deuxième année, est d'intégrer la prestigieuse École Normale Supérieure de Lyon. Sur l'ensemble des classes préparatoires françaises, le taux de réussite ne sera que d'1 %.

« Tous les élèves candidats en khâgne et hypokhâgne n’atteindront pas ce Graal. Il existe des banques d’épreuves qui leur donnent accès à un certain nombre de métiers ou de formations qui vont de journalisme à l’enseignement en passant par l’art, et un certain nombre de fonctions basées sur un socle solide de ce que l’on appelle les humanités », souligne Jean-Martin Mondoloni, proviseur du lycée Giocante.
 

Conférence de très haute volée


Pour préparer les épreuves des concours, certains élèves sont particulièrement privilégiés. Exemple avec un cours d’italien, presque un cours particulier. « Par rapport aux hypokhâgnes du continent, nous avons cette chance qui tient au bassin de l’académie qui est plus restreint peut-être que celui de grosses académies du continent. Nous avons la chance de pouvoir travailler en petit groupe », indique Marie-Alexandra Colombani, professeur d'italien. 

Les élèves de premières et de deuxièmes années sont également conviés à assister à des conférences de très haute volée. Par exemple un colloque animé par un éminent professeur en science politique : Xavier Crettiez. « C’est ouvert au public bastiais, ce sont des conférences sur le littoral en Corse, la violence politique sur le roman au XXIe siècle. C’est tout un tas de sujets qui peuvent intéresser les lecteurs, les gens avides de culture comme nos étudiants », précise Emmanuel Boisset, professeur de lettres.

À défaut d'une réussite, l'enseignement de lettres supérieures est si complet qu'il permet d'intégrer directement une deuxième, voire une troisième, année à l'université.


 

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