Bastia : l’exposition « Nihil Sine Terra » se penche sur l’attachement à la terre dans l’aire méditerranéenne

© Christian Giugliano / FTVIASTELLA
© Christian Giugliano / FTVIASTELLA

Le centre culturel Una Volta de Bastia accueille « Nihil Sine Terra ». Il s’agit du troisième volet du cycle d'exposition « prospective des murs » de l'artiste niçoise Sandra Lorenzi. Un travail monumental qui se penche sur l'attachement à la terre dans l'aire méditerranéenne.

Par France 3 Corse ViaStella

Accroché sur un mur blanc, un petit clémentinier dans un pot. Le point d’ancrage de cette œuvre de Sandra Lorenzi : un fait divers, lu au détour d’internet.

Dans la plaine orientale, une exploitation de clémentiniers a été vandalisée. « Je voyais en la clémentine un symbole ‘parfait’ pour mon travail parce qu’il cristallise un certain nombre de tensions et de passions. Et je l’ai traité dans l’exposition de différente manière », indique l’artiste.

Au cœur du travail de Sandra Lorenzi, formée à la villa Arson, les Beaux-Arts de Nice, il y a le labeur, titre de cette installation, et ses outils. « On retrouve le sécateur, la serpette. C’est une œuvre votive, c’est une façon pour moi de rendre hommage à ces travailleurs, mais comme une famille pourrait le faire », continue-t-elle.  

 
L’exposition « Nihil Sine Terra » se penche sur l’attachement à la terre dans l’aire méditerranéenne
Intervenants - Sandra Lorenzi, Artiste plasticienne. Equipe - Emilie Arraudeau ; Christian Giugliano ; Jacques Antomarchi.
 

Enjeux culturels et politiques 


Avec la clémentine, l’artiste parle de ceux qui la ramassent … ces invisibles. La plasticienne poursuit à Bastia un projet initié en 2016 pour questionner les enjeux culturels et politiques liés à la terre, et scruter nos sociétés contemporaines.

Son support : le mur. « Il est au centre d’un certain nombre de questionnements contemporains sur la frontière. Le mur sert aussi de protection, à s’habiter, à habiter un espace mais en même temps il sépare. Pour cette exposition je trouvais ça intéressant d’en construire un et de retrouver un côté recto et un côté verso. Ce qui peut être intéressant c’est de se demander de quel côté du mur je suis. Il n’y a pas un bon et un mauvais côté, mais il y a des côtés avec lesquels on doit continuellement recomposer nos espaces de vie », raconte l’artiste.

L'exposition Nihil sine terra, «rien sans la terre», est à découvrir au centre culturel una volta jusqu'au 15 février.



 

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